Un nouveau cadre du Puy Foot 43, déjà inscrit sur la liste des partants de l’intersaison, a officialisé cet après midi sa nouvelle destination.
Hilal Bouguerra (29 ans), capitaine de l’équipe de National en début de saison (9 matchs), s’est engagé à Hauts Lyonnais, seul club de National 3 à avoir terminé en tête de son championnat et à ne pas avoir accédé en National 2, la faute à un nouveau critère (nombre de matchs disputé à l’extérieur en cas d’égalité) dans les règlements de la FFF !
Arrivé au club en début de saison 2017/18 en provenance de Mont d’Or Anse Football (N2), Hilal a connu deux belles saisons en National 2 avant de vivre un troisième exercice plus compliqué, notamment à l’automne, lorsque l’équipe ne tournait pas, avant de repartir en 2020 avec l’équipe réserve de National 3.
Mais le joueur né à Saint-Mandé (Val-de-Marne), étiquetté « Lyonnais » après ses années passées à l’AS Saint-Priest, préfère retenir le positif de son passage dans la cité vellave : « Je tiens vraiment à remercier les supporters ponots de leur soutien, ainsi que le président Christophe Gauthier et le directeur financier Philippe Thiebault pour leur humanité ! Je suis très fier d’avoir donné le maximum pour faire monter l’équipe en National. Les Ponots sont des gens chaleureux ! Je garderai un bon souvenir. Ici, j’ai trouvé un club familial et valeureux. Je suis certes un peu déçu de la façon dont cela s’est terminé mais c’est ainsi. Je garde en mémoire la montée et l’ambiance de groupe lors des deux premières saisons. »
Il est vrai que Hilal était très apprécié au Puy, notamment des supporters qui pouvaient facilement s’entretenir avec lui – comme avec d’autres d’ailleurs – et il représentait bien les valeurs ponotes. S’arracher, se dépatouiller, mouiller le maillot, le « guerrier » sait ce que cela veut dire !
Le club du Puy Foot 43 remercie Hilal pour son engagement et son implication et lui souhaite de s’épanouir pleinement avec sa nouvelle équipe !
Roland Vieira, le coach du Puy Foot 43, attendait l’officialisation des dates de reprise des championnats nationaux avant … d’officialiser la date de reprise du groupe National 2. Depuis vendredi et la communication de la Fédération Française de football, Le Puy Foot est fixé !
Le staff technique, amputé d’Ahmed Aït-Ouarab, retrouvera donc « physiquement » le complexe Massot lundi 6 juillet 2020, sachant que les joueurs devront « virtuellement » commencer un programme, un peu sur le mode de celui opéré durant le confinement, à compter du lundi 29 juin.
Le championnat N2 commencera quant à lui samedi 22 août, à J + 1 du championnat National (vendredi 21 août).
Au total, huit semaines de préparation sont donc prévues, entrecoupées de sept matchs amicaux (dates, horaires et lieux à confirmer) face à Andrézieux (N2), Grenoble (L2), Annecy (National), Limonest/Saint-Didier (N3), Bourg-en-Bresse (National), Mont d’Or Anse Foot (N2) et Velay FC (N3).
Il faisait partie des joueurs placés dans la liste « En fin de contrat mais proposition pour rester ».
Kevin Perrot (30 ans), le latéral droit du Puy Foot, arrivé l’été dernier, a donné son accord et sera donc bien ponot la saison prochaine, en National 2.
Le Mayennais, né et formé à Laval, où il a effectué toute sa carrière (neuf saisons entre 2010 et 2019, dont sept en Ligue 2 !), avait été recruté pour doubler le poste de latéral droit avec Jerry Vandam et proposer une solution différente au coach Roland Vieira, compte tenu de son profil différent de ce lui de l’ancien lillois.
Après une bonne préparation, il avait été titulaire lors de la première journée de championnat à … Laval (défaite 1-0), avant de se blesser à l’entraînement au pied droit, suite à un tacle. Une blessure très sérieuse (fracture), à tel point que « Kev » a manqué toute la saison !
Mais son état d’esprit et sa mentalité ont sauté aux yeux et beaucoup plu au staff et aux dirigeants qui n’ont pas hésité à lui proposer de poursuivre l’aventure, malgré sa saison blanche.
De son côté, Kevin, aujourd’hui remis « sur pied », ne souhaitait pas quitter le navire sans avoir pu démontrer l’étendue de ses qualités ! En National 2, Roland Vieira s’appuiera sur cet élément d’expérience ! Bienvenue chez toi Kevin !

Nous avons appris avec une immense tristesse la disparition brutale, ce mercredi, de notre ami et fidèle supporter Jean-Jacques Gaillard.
Bien connu du football altiligérien de par ses fonctions d’éducateur et d’entraîneur, notamment au Puy, à Brives, Yssingeaux ou à Taulhac, Jean-Jacques, ou plutôt « JJG » comme le surnommaient ses joueurs, remplissait de sourire le visage de ses amis à qui il faisait passer d’inoubliables moments de rigolade. Sa bonne humeur nous manquera dans les travées du stade Massot.
Christophe Gauthier, le Président du Puy Foot 43, de même que l’ensemble du club, présentent ses sincères condoléances à ses filles, son gendre, ses frères et l’ensemble de sa famille.
Ses obsèques auront lieu samedi 6 juin 2020 à 14h30 en l’église des Carmes du Puy-en-Velay.

Qui part, qui reste, qui arrive, qui devrait rester, qui devrait partir ?
Toutes ces questions sont bien entendu légitimes et si Le Puy Foot 43 n’a pas beaucoup communiqué autour du mercato durant le mois de mai, c’est parce qu’il attendait d’être fixé sur son avenir sportif.
Car l’on ne bâtit pas le même budget dès lors que l’on est en National 2 plutôt qu’en National. Oui, parce que depuis une semaine et le Comité exécutif de la Fédération Française de football, lequel a retoqué le vote de l’AG de la LFP pour une Ligue 2 à 22 clubs, les dirigeants savent maintenant sur quel pied danser. Et ce même s’ils gardent un œil attentif sur les décisions de la DNCG.
Ces derniers jours ont donc été mis à profit pour rencontrer physiquement les joueurs encore présents au Puy ou dans les environs, ou virtuellement pour ceux qui sont loin.
Hier soir, Le Puy Foot 43 a annoncé la signature de trois nouveaux joueurs : Baptiste Guyot (24 ans défenseur central, Romorantin, N2), Quentin Canales (22 ans, milieu, Limonest, N3) et Hassimi Fadiaga (23 ans, milieu, Bayonne, N3).
Ce soir, le club fait le point sur le futur effectif 2020-21. Un effectif qui va forcément évoluer ces prochains jours, ces prochaines semaines.
- Départs : Tony Patrao (Sète, National), Jean-Simon Chazottes (Grandvillars, N3), Romain Elie (AS Beauvais, N2), Johann Obiang (Rodez, Ligue 2).
- Retours de prêt : Peter Ouaneh (Lorient), Fahd El Khoumisti (Orléans), Fallou Niang (Châteauroux), Alpha Sissoko (Saint-Etienne).
- En fin de contrat (non conservés) : Jerry Vandam, Baïdy Sall, Pape Daouda Mbow, Ousman Diaby, Toufik Ouadoudi, Baba Touré, Mathias Serin, Hilal Bouguerra, Redouane Kerrouche, Joachim Ichane, Jérémie Clément.
- En fin de contrat mais proposition pour rester (dans l’attente d’une réponse) : Kevin Perrot, Mouad Aït-Boulaalam, Grégoire Celle, Fabien Boulamoy.
- Sous contrat : Franck L’Hostis, Loïc Dufau, Richard Mendy, Kamel Chergui et Maxime Fleury.
- Il resigne : Thibault Roure.
- Nouvelles recrues : Quentin Canales (Limonest, N3), Baptiste Guyot (Romorantin, N2) et Hassimi Fadiaga (Bayonne, N3).
En photo : Quentin Canales, l’une des trois premières recrues du Puy Foot 43, présent aujourd’hui au Puy où il a posé au stade Massot avec son nouveau maillot Ciel et blanc (photo #LPF43)
Le plus ancien ponot (avec Joachim Ichane), arrivé au club en 2014, n’est pas conservé. Le meneur de jeu à la technique bien léchée quitte un club et une ville où il était très apprécié.
Photos Sébastien Ricou #LPF43 et Philippe Le Brech
« C’est Baïdy, c’est Baïdy ! » Quand les jeunes du stade Massot croisaient Baïdy Sall dans les allées, c’était un peu comme s’ils voyaient, toutes proportions gardées, leur Messi ou leur idole. Celui qui sait tout faire avec un ballon. Celui qui, techniquement et esthétiquement, vous fait aimer ce jeu. Celui qui régale. Qui allie élégance et simplicité. Combien de fois a-t-on pu entendre cette phrase : « Quand Baïdy a le ballon, personne ne peut lui prendre ?! »
Baïdy Sall au Puy Foot, c’est malheureusement fini depuis hier et l’annonce de son départ : « Je ne suis pas conservé, je tiens à le dire, parce que moi, comme d’autres anciens du club, mon idée première était de rester ici. Après, attention, je respecte ce choix, d’ailleurs cela s’est terminé par une accolade avec le coach, Roland Vieira. Je connais trop bien le football pour savoir que ce sont des décisions difficiles à prendre. Je pars en bons termes. »
Deux accessions et une naissance !
Arrivé au club en 2014 en provenance de Hyères (CFA), Baïdy est le plus ancien du groupe National (avec Joachim Ichane). Son départ est évidemment une perte tant sur le plan humain que sportif. Avec Le Puy Foot, le Havrais a vécu deux accessions en National 2 et en National et une naissance !
« Franchement, je ne garde que des bons souvenirs ! Ma dernière fille est née ici, mes deux autres enfants y ont grandi, donc je peux dire que j’ai quasiment trois Ponots à la maison ! J’ai passé 12 ans au Havre AC, dans le club de ma ville, et pourtant, alors que je suis chauvin, c’est ici que j’ai noué le plus d’attaches, en 6 ans. Le Puy Foot, c’est le club qui m’a le plus donné, le plus apporté, et c’est celui où j’ai également le plus donné. J’ai joué avec de vrais ponots, dont certains travaillent aujourd’hui. Je ne crois pas avoir eu un seul accrochage avec qui que ce soit. »
Une très belle image
Baïdy, qui espère poursuivre sa carrière de joueur en National 2 ou en National – « J’ai eu six ou sept contacts » – laisse une très belle image de son passage dans le Velay : « Sincèrement, je le pense, je le vois, quand je me promène en ville, quand je suis au stade, j’ai l’impression d’être aimé, apprécié. »
De ses six saisons ici, l’ancien joueur du Red Star ne veut garder en mémoire que les bons souvenirs, et pas les trois derniers mois qui ont été plus difficiles sportivement pour lui : « Cela a été plus compliqué quand je suis revenu de blessure, en décembre, mais il y a eu l’émergence de Kamel (Chergui), qui a tout explosé, il y a eu l’arrivée de nouveaux joueurs qui ont apporté, qu’est-ce que je peux dire ? Rien. C’est le foot, il y avait du monde dans l’effectif, je ne me plains pas. Il ne faut pas retenir les derniers mois. Avant cela, je pense avoir effectué des saisons complètes et apporté des choses au club, techniquement. Je suis un joueur de possession. Peut-être que, dans un système plus défensif cette saison, j’ai eu un peu plus de mal. Je n’avais pas de « stats ». Mais je n’ai aucun état d’âme. C’est juste compliqué de partir sur une descente, dans ces conditions-là. Je veux remercier toutes les personnes, mais si je les cite, je vais en oublier ! »
Le Président Christophe Gauthier lui aurait soufflé qu’il reviendra un jour au Puy. Une hypothèse que Baïdy, aujourd’hui âgé de 32 ans, n’exclut pas même si, pour l’heure, son avenir en ballon s’inscrit ailleurs. Pour le meilleur on l’espère !



Photo Le Progrès
Quentin Canales (FC Limonest/Saint-Didier, N3), Baptiste Guyot (SO Romorantin, N2) et Hassimi Fadiaga (Aviron Bayonnais, N3) sont les trois premières recrues pour la prochaine saison, en National 2.
Avant d’effectuer un point complet demain (notamment sur les départs et les propositions de contrat), Le Puy Foot 43 est heureux, ce soir, d’officialiser la venue de trois nouveaux joueurs.

Quentin Canales, le tombeur du Puy Foot en coupe !
Le Puy Foot 43 n’est pas rancunier ! Eliminé de la coupe de France en 32e de finale à Limonest, en partie à cause d’un but du numéro 7 de l’équipe rhodanienne, Quentin Canales, eh bien voilà que le club du président Christophe Gauthier vient d’enrôler ce milieu de terrain qui avait tapé dans l’œil et qui était suivi par d’autres écuries de N2 et même de National.
Agé de 22 ans, Quentin vient de disputer deux saisons pleines au FC Limonest/Saint-Didier (N3), après une expérience en National 2 à Villefranche l’année de l’accession en National (2017-2018) et trois autres à l’AS Misérieux-Trévoux (Ain), en U19 Promo Ligue tout d’abord (capitaine), en Seniors R2 ensuite (2015-17), où il était arrivé en octobre 2014 après un bref intérim au FC Lyon.
Également passé par l’UF Mâconnais en U17 Nationaux (voir son parcours ci-dessous), « Cana » le Lyonnais évolue au poste de milieu de terrain. Infatigable, son volume de jeu et sa capacité à récupérer les ballons sont des qualités que Le Puy Foot a décelées chez ce « box to box ».
A Limonest, en 32e de finale de la coupe de France, le 5 janvier dernier, c’est lui qui avait ouvert le score d’une frappe lointaine, contrée, à la 37e minute de jeu (1-1, élimination aux tirs au but). Son équipe s’était ensuite hissée jusqu’en 8e de finale, éliminée de peu par Dijon (Ligue 1, 2-1 après prolongation). Bienvenue au Puy Foot, Quentin !
Quentin Canales (Limonest/Saint-Didier). Milieu relayeur. Né le 26 novembre 1997 (22 ans) à Lyon 2e
Parcours : Olympique Lyonnais (débutants), Franc Lyonnais (poussins), AS Saint-Priest (benjamins I), FC Villefranche-Beaujolais (benjamins II à U14), Caluire Sporting Club (U15), UF Mâcon (2013-14, U17 Nationaux), AS Misérieux-Trévoux (2014-2017, U19 Promo Ligue puis seniors R2), FC Villefranche-Beaujolais (2017-18, N2), FC Limonest/Saint-Didier (National 3, 2018-2020).

Baptiste Guyot et Hassimi Fadiaga complètent le tableau !
Deux autres joueurs rejoignent également le club (nous y reviendrons plus en détail ultérieurement).
Baptiste Guyot. Né le 8 mai 1996 (24 ans) à Chambray-les-Tours (Indre-et-Loire). Poste : défenseur central.
Parcours : SO Romorantin (N2, 2018-20), Avoine Chinon (N3, 2015-18),

Hassimi Fadiaga. Né le 19 avril 1997 (23 ans) à Bourges (Cher). Milieu de terrain relayeur.
Parcours : Montmorillon (2017-19, DH puis N3), SO Châtellerault (2014-17, N3 puis DH), Poitiers (U17 Nationaux).

Un nouveau cadre de l’équipe a lui aussi annoncé son départ hier, non sans regret et avec beaucoup d’émotion. Le latéral droit, qui a connu la Ligue 1 à Lille et à Caen, laisse l’image d’un garçon humble, physique, travailleur, attachant et très pro.
C’est sur son compte officiel « twitter » que Jerry Vandam (31 ans) a annoncé la nouvelle, hier : « Je ne vous remercierai jamais assez, bonne continuation amis ponots ! »
Un message simple, sobre, efficace. A son image. Et la sienne est très bonne au Puy Foot 43, où il est arrivé mi-septembre 2017 en compagnie du gardien Franck L’Hostis.
Vandam – L’Hostis, deux recrues d’expérience qui, à l’époque, témoignaient des ambitions du club du président Christophe Gauthier, désireux d’aller voir plus haut, ce qui fut fait 20 mois plus tard avec l’accession en National, en mai 2019. Ce qui fait dire au grand Jerry : « On a atteint nos objectifs, à la fois individuellement et collectivement », avant de rajouter : « Je suis très déçu que cela se termine de cette façon, dans ces circonstances-là, que l’on ne maitrise pas… »
C’est la mort dans l’âme que les dirigeants du Puy Foot lui ont annoncé la nouvelle : restrictions budgétaires obligent, le latéral droit ne sera pas conservé. Pas facile à entendre, mais le Lillois s’est montré très touché et ému devant le discours tenu par sa hiérarchie. Il a même été très marqué par tant de compliments. On ne quitte pas facilement un club aussi attachant, des gens aussi attachants : « Depuis mon passage à Lille, c’est la première fois que je reste aussi longtemps dans un club ! Les dirigeants m’ont tenu un discours très émouvant et n’ont pas tari d’éloges à mon sujet. Ça fait chaud au cœur. »
« Depuis Lille en 2011, je n’étais jamais resté aussi longtemps dans un club ! »
Il est vrai que depuis son départ du LOSC, où il a tout de même été sacré champion de France en 2011 (10 matchs de Ligue Europa à son actif également !), avant de vivre une saison pleine à Caen, toujours en L1 (36 matchs en 2011-12), le défenseur au physique impressionnant s’était quelque peu … égaré. Des mauvais choix de carrière, des agents peu scrupuleux : la carrière de Jerry en a quelque peu pâti même s’il a aussi goûté à la D1 belge, à Malines. « J’aurais peut-être pu faire une autre carrière, meilleure, mais je suis fier de ce que j’ai réalisé » nous confiait-il récemment.
Le Puy Foot l’a relancé mais perd un nouvel élément cadre, qui n’a manqué qu’un seul match en National cette saison, et qui n’en avait manqué qu’un seul la saison passée ! Le Puy Foot perd un garçon sensible, attachant, un père de famille aimant, qui « marche à l’affect », comme il dit. Un homme bien, tout simplement.
« Je veux remercier tous les gens du club, Christophe Gauthier, le président, Philippe Thiebault, le Directeur financier, Olivier Miannay, le manager général, Roland Vieira, le coach, le staff technique, Roger (Aymard, le trésorier), Solange (Malartre, la secrétaire administrative), Jean-Marie (Randier, l’intendant), les salariés du club, les bénévoles, les éducateurs, les supporters, les partenaires, j’espère que je n’oublie personne ».
Non, tu n’oublies personne, Jerry. Et surtout, personne ne va t’oublier !
Bonne route ! Dans le foot, les chemins se séparent et parfois se recroisent !



Les dirigeants du Puy Foot ont pris une décision très difficile humainement en se séparant de l’entraîneur adjoint de Roland Vieira, très apprécié au club. Mais la crise sanitaire et la relégation en National 2 ont été plus fortes que les sentiments…
Le Coronavirus fait des dégâts. Beaucoup de dégâts. Il suffit d’allumer le poste de télévision pour entendre, chaque jour, le flot de mauvaises nouvelles. Un flot qui touche malheureusement le sport, le football et par répercussion Le Puy Foot 43, obligé de se séparer de nombreux joueurs cadres depuis qu’il connaît son avenir sportif, et d’effectuer des coupes franches.
Mercredi, la Fédération Française de football a cassé la décision de la Ligue de jouer à 22 au lieu de 20 en L2. Une décision qui condamne définitivement les Ponots à retrouver le National 2, un an après l’accession historique. Et forcément, le budget sera revu à la baisse.
C’est malheureusement dans ce cadre-là que s’inscrit le départ de l’entraîneur adjoint de Roland Vieira, Ahmed Aït Ouarab, que l’on regrette déjà. Une décision difficile à prendre et à annoncer à l’intéressé tant Ahmed est apprécié au club. Tant Ahmed s’est très vite fondu dans le moule et a communiqué sa bonne humeur en son enthousiasme légendaires. Tant il a amené ses idées également.
Le sélectionneur adjoint de Corentin Martins en Mauritanie, arrivé au mois de juillet dernier, en pleine préparation estivale, a donc passé dix mois au Puy Foot où il a tissé des liens indéfectibles avec son staff, Roland Vieira, Bertrand Dupuis et David Mialon, avec ses dirigeants, avec son manager, Olivier Miannay, à l’origine de sa venue, et avec les éducateurs et le personnel administratif du club. C’est d’ailleurs Ahmed qui, avant Noël, avait convié une quarantaine de personnes du club à un repas à son image : simple et convivial. Histoire de resserrer les liens de la famille, auxquels il est très attaché.
Une carrière de coach entamée à Bergerac
Avec le staff, Ahmed, homme de club, homme de cœur, était focalisé sur un seul et même objectif : le maintien en National. On ne va pas refaire l’histoire, mais le jeudi 12 mars au soir, les championnats ont été arrêtés alors que le lendemain, Le Puy Foot devait recevoir Quevilly Rouen à Massot avec en ligne de mire, la sortie de la zone rouge. A 24 heures et un succès près, le club ponot serait encore en National, même au quotient. Rageant.
Agé de 40 ans, Ahmed avait déjà vécu deux expériences d’entraîneur, avec les jeunes de Bergerac tout d’abord, où il avait fini sa carrière de joueur (Nice, Martigues, Clermont, Sète, Valence, Wasquehal, Le Mans, essentiellement en Ligue 2 et en National), puis comme adjoint de Karim Mokeddem à Lyon Duchère, de 2015 à 2018 (CFA puis National).
Le club du Puy Foot 43 remercie chaleureusement Ahmed pour son engagement, son professionnalisme, son travail, son sourire, et lui souhaite de très vite trouver un nouveau projet. Il le mérite.
Photos Sébastien Ricou #LPF43





Après quatre saisons au Puy, le défenseur de 35 ans rentre chez lui, à Beauvais, là où tout a commencé. Une belle façon de boucler la boucle. Il s’est engagé en faveur de l’AS Beauvais Oise, club promu en National 2.
Le guerrier.
Le guerrier s’en va.
Le guerrier rentre chez lui.
A Beauvais. Dans l’Oise.
Le guerrier va boucler la boucle, et va sans doute la faire boucler à pas mal de monde en National 2.
Romain Elie, c’est le seul joueur au monde qui ne sourit pas quand son équipe gagne 10 à 1. Le défenseur de 35 ans n’aime pas prendre un but, même dans le jardin de sa maison face à Tiago (8 ans) ou Catalina (6 ans), ses deux enfants. Même au babyfoot. Même à Subbuteo. Romain ne joue pas. Romain gagne.
Romain Elie, c’est un pitbull qui ne lâche jamais les basques de ses adversaires !
Romain Elie, c’est un discret qui se métamorphose sur le pré. Un compétiteur. C’est aussi des valeurs. Du courage. Du sang. Et de la sueur. Beaucoup de sueur sur ces maillots qu’il a tant mouillés.
Depuis l’annonce de son départ du Puy Foot, hier, ce sont aussi des larmes. Celles qu’il nous fait verser.
« Halte on ne passe pas !«
Dans le foot business contemporain, tous les clubs aiment louer l’état d’esprit de leurs joueurs. Dans ce domaine, lui est au-dessus de la mêlée !
Dans le foot, certains pensent football, lui réfléchit football.
Romain Elie, c’est ce joueur qui ne paie pas de mine mais qui mine les attaquants adverses.
A la fin de sa carrière, l’on ne serait pas surpris de le voir en gendarme : « Halte on ne passe pas ! »
Arrivé au Puy FOOT en 2016 en provenance de Nîmes et de la Ligue 2, Romain a démontré, quatre saisons durant, qu’il était un cadre incontournable de l’équipe de Roland Vieira.
Après trois premières saisons pleines et une accession, il avait connu quelques difficultés à l’automne 2019, à l’image de ses coéquipiers.
Mais il est revenu encore plus fort, au point d’être un des Ponots les plus réguliers de la saison en National. Parce que Romain c’est aussi « Par où t’es rentré, on ne t’a pas vu sortir ?! » Toujours là où on ne l’attend pas.
Beauvais, sa ville, son club, son coeur
A Beauvais, sa ville natale, et aussi celle de sa fille, il n’arrive pas en terre inconnue !
A Beauvais, il retrouve ses beaux-parents et le club qui l’a formé, l’ASBO, et qu’il a quitté à l’âge de 18 ans pour rejoindre le FC Rouen en D2.
A Beauvais, Romain retrouve ce bon vieux stade Pierre-Brisson, où il a assisté, gamin, à de nombreux matchs de Division 2, et où il n’est retourné qu’une seule fois dans le vestiaire d’en face, avec Gueugnon, en National (saison 2008-2009).
A Beauvais, le grand club de l’Oise en quête de son lustre d’antan, on peut se frotter les mains : le guerrier est de retour !
Le Puy Foot 43 remercie Romain pour ses quatre saisons passées au club, son professionnalisme, son état d’esprit, son investissement, son humilité, et lui souhaite de s’épanouir dans son nouveau projet.
Romain Elie, ce n’est pas un Top modèle comme Cristiano Ronaldo, par exemple. C’est juste un modèle. Un exemple.
A.B. / Photos Sébastien Ricou #LPF43
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Relire les deux articles consacrés à Romain sur le site du Puy Foot 43
Avec Baïdy Sall et Joachim Ichane, arrivés au club en 2014, il fait partie des meubles !
Après cinq saisons et demi au Puy Foot (il est arrivé en janvier 2015), Jean-Simon Chazottes (31 ans) quitte la Haute-Loire et rejoint le Territoire de Belfort, où il gardera les cages d’un promu en National 3, le FC Grandvillars.
« JS », comme tout le monde l’appelle, est bien plus qu’un gardien : très investi, il a encadré de nombreuses équipes, et s’occupait cette saison des gardiens U19 Nationaux et U18 R1. Et lorsqu’il était à la tête des U10, il avait notamment sous sa coupe le jeune et prometteur gardien Noah Raveyre, parti en 2018 au centre de formation de Saint-Etienne (surclassé et âgé de 14 ans, il évolue en U17 Nationaux aujourd’hui).
Avec Le Puy Foot, JS a connu deux accessions : la première, quelques mois après son arrivée, en 2015, en CFA (National 2), puis celle, inoubliable, en National, en mai dernier, dans un rôle de doublure puisque l’arrivée de Franck L’Hostis en provenance de Clermont (L2) en 2017 l’avait « rétrogradé » à ce rang.
Cette saison, outre ses belles prestations avec la réserve, en National 3, JS a tout de même disputé trois matchs et demi en National, dont le premier, mémorable, en décembre 2019, à Pau : ce soir-là, son équipe, pourtant dernière du championnat, s’était imposée sur la pelouse du leader (3-2) non sans prendre la foudre ! Le début d’une belle remontée pour les Ponots qui, dix matchs plus tard avant l’arrêt des championnats, gagnaient trois places au classement…
JS a également « profité » de l’expulsion de Franck L’Hostis contre le Gazelec Ajaccio, en février, pour goûter à nouveau au National le temps d’une mi-temps (victoire 1-0 du Puy Foot à 9 contre 11 !!!) avant de disputer l’intégralité des deux matchs suivants, avec malheureusement moins de réussite, à Boulogne tout d’abord (0-1) et puis contre Cholet (2-6).
Après le départ de Tony Patrao hier à Sète (National), c’est un autre garçon très apprécié au club qui s’envole sous d’autres cieux : « Je suis vraiment content et fier d’avoir porté les couleurs du Puy, où j’ai passé 5 ans et demi, et rencontré de belles personnes, je pense évidemment et notamment à notre président Christophe Gauthier, commente-t-il ! »
Avant son arrivée au Puy Foot, Jean-Simon avait déjà évolué en National à Rodez et à Fréjus/Saint-Raphaël. Son expérience sera très utile à sa nouvelle équipe, c’est certain ! Le club le remercie pour son investissement et son professionnalisme et lui souhaite de s’épanouir dans son nouveau projet. Bonne route JS !
Photos Sébastien Ricou / #LPF43 (et Marion Tardy)



Après quatre saisons au Puy Foot, le « goaleador » retrouve les bords de la Méditerranée, à Sète, en National ! A Massot, il ne laisse que des bons souvenirs et une belle image, tant sur le plan humain que sportif. Une page se tourne avec le départ de ce grand professionnel, très investi, très apprécié.
Photos S. Ricou #LPF43 , Le Progrès et FC Sète
Tony Patrao est comme le bon vin. Il s’améliore avec l’âge. Et ses statistiques avec ! A 34 ans (il les a fêtés le 19 février), le Marseillais de l’étang de Berre était parti sur des bases très élevées cette saison en National (6 buts en 12 matchs) avant d’être stoppé net dans son élan, début novembre, lors de la 13e journée de championnat face à Toulon (il est sorti sur blessure).
L’ancien joueur de Hyères et de Martigues ne le savait pas encore, il venait de disputer ses dernières minutes en National.
C’est aussi Tony qui, un après-midi d’octobre morose, avait délivré ses coéquipiers dans le bourbier d’Ytrac (Régional 1), dans le Cantal, au 6e tour de la Coupe de France, inscrivant le but libérateur dans le temps additionnel (1-0).
Là encore, il ne le savait pas, mais il allait suivre les trois tours suivants en spectateur (élimination en 32e de finale aux tirs au but à Limonest).
L’arrêt des championnats début mars et le Coronavirus ont fait le reste : clap de fin pour Le Puy Foot et aussi pour ce grand buteur, fan du joueur Deco, passionné de ballon et du FC Porto (il a des origines portugaises), qui venait d’effectuer son retour en février, en réserve (N3), et qui, depuis, s’entraîne dur pour être au top dès la reprise.
40 buts en 89 matchs de championnat !
« Tonygoal », « Patragoal », « Le Pichichi », comme l’appellent les supporters ou ses coéquipiers dans le Velay, a porté le maillot Ciel et blanc à 89 reprises en championnat en trois saisons et demi et inscrit 40 buts (0,45 de moyenne !).
Arrivé à l’été 2016 en provenance de Jura Sud, où il avait « planté » à 17 reprises en 30 matchs (0,57 but / match), Tony quitte donc Le Puy où il n’a laissé que des amis et des bons souvenirs.
Dès sa première saison sous le maillot ponot, il avait contribué à la superbe saison de son club, leader à Noël, en course pour la montée avant d’être devancé dans la dernière ligne droite par l’ogre grenoblois et de terminer 2e.
La deuxième saison (2017-18) fut plus compliquée : en panne de résultat, Le Puy Foot ne sauva sa peau en N2 que de justesse (10e sur 16) avant la magnifique saison 2018-2019, celle de l’accession en National. Avec ses 18 buts, Tony a largement contribué à cette montée historique !
Ce matin, l’attaquant de 34 ans s’est engagé en faveur du FC Sète, en National. En optant pour le club au maillot du Sporting Lisbonne (un des rivaux du FC Porto !), il s’est aussi rapproché de son épouse et de sa fille, restées à Vitrolles, tout près de Marseille.
Le club du Puy Foot le remercie pour son professionnalisme et son investissement, et lui souhaite bonne chance dans son nouveau projet !
Qui sait, si par bonheur Le Puy Foot était repêché, l’on pourrait alors le revoir à Massot sous le maillot adverse certes ; ce serait l’occasion de lui rendre l’hommage qu’il mérite, et pour lui de saluer le public ponot à qui il n’a pu faire ses adieux !

Tony Patrao : « J’ai rencontré des personnes extraordinaires au Puy !
- Tony, une page se tourne : quels souvenirs vas-tu conserver de ton passage au Puy Foot ?
Que des bons souvenirs ! En signant au Puy, j’ai découvert un club familial, une vraie famille, des personnes extraordinaires et une ville attachante où il fait bon vivre. Je retiendrai sportivement surtout nos parcours en Coupe en France et notre montée exceptionnelle l’année dernière en National.
- Pandémie oblige, tu n’as pas pu dire au revoir au public ponot : quel message veux-tu lui adresser ?
Je voudrais surtout les remercier de leur soutien au quotidien. Ils ont toujours été là pour moi, d’autant plus dernièrement quand j’étais blessé à travers leurs messages; ils ont constamment pris de mes nouvelles. Ça m’a fait extrêmement plaisir. J’espère qu’ils garderont une bonne image de moi tant sur le plan humain que sportif et qu’ils continueront à soutenir Le Puy Foot dans les bons comme dans les mauvais moments. Encore un grand merci à eux.
- Ton plus beau but sous les couleurs ponotes ?
Peut-être celui face à Grenoble lors de ma première saison, à la 93e minute, sur un geste désespéré qui permet de lober le gardien et conserver notre 1ere place à la trêve ! J’aurais pu aussi choisir aussi celui face à Auxerre, le 1er en championnat sous les couleurs ponotes, un enroulé pleine lucarne à l’entrée de la surface !
- Ton meilleur match sous les couleurs ponotes ?
Je ne saurais pas choisir. J’espère juste avoir effectué plus de bons matchs que de mauvais !
- Ton meilleur souvenir ?
La montée en National ! Un événement historique pour le club et les supporters venus en nombre lors du dernier match à Massot. Une vraie communion entre le club, les supporters et la ville !
- Une anecdote ?
Encore merci à notre capitaine Loïc Dufau pour la montée en National et ce but merveilleux l’an passé face à Romorantin (victoire 1-0 sur le fil), mdr ! Sérieusement, grâce à ce but à une journée de la fin du championnat, alors que l’on était 2e derrière Les Herbiers, il a grandement contribué à la baisse du chômage en France !!!
- Un message personnel ?
Je voudrais remercier le président Christophe Gauthier ainsi que Philippe Thiebault notre directeur financier et le coach Roland Vieira de m’avoir permis de rejoindre ce club il y a 4 ans et d’avoir ainsi pu rencontrer des personnes extraordinaires. Je remercie également l’ensemble du personnel du club, de la direction en passant par les éducateurs, les salariés, les bénévoles qui veillent au bon fonctionnement du club, sans oublier les supporters. Je remercie également mes coéquipiers qui pour la plupart sont devenus des amis et avec qui j’ai partagé tellement de bons moments sur et en dehors du terrain. Je leur souhaite le meilleur car à l’image du club, ce sont des personnes que j’apprécie énormément.
- Le mot de la fin ?
Pour finir, même si nos chemins se séparent, je suis et je resterai un supporter du club à qui je souhaite le meilleur dans les années à venir ! Encore une fois un grand MERCI pour votre accueil et votre soutien durant ces quatre dernières années !
















