Les clubs amateurs encore engagés en coupe de France ont été autorisés, ce matin, à reprendre les entraînements afin de disputer le 6e tour (30 et 31 janvier) puis dans la foulée les trois suivants. Le tout en respectant un protocole sanitaire strict.

Plus de trois mois après son dernier match officiel, à Issoire, en Coupe de France (succès 2-0 le 17 octobre), Le Puy Foot va renouer avec la compétition, samedi 30 ou dimanche 31 janvier, à l’occasion du 6e tour de la Coupe de France, face à son voisin, Velay FC (National 3).

La nouvelle est tombée ce matin, officialisée par la Fédération Française de football qui, on l’a compris depuis de nombreuses semaines, a fait de cette épreuve SA priorité pour la saison 2020/2021. Au détriment des championnats amateurs ? Il est encore un peu tôt pour l’affirmer, d’autant que le retour de l’épreuve reine du football français pendant quatre week-ends d’affilée laisse une porte ouverte pour un autre retour, celui des différents championnats, dans la foulée.

Le 17 décembre dernier, en validant en Comité exécutif le nouveau format des Coupes de France masculine et féminine pour la saison en cours, la FFF avait déjà posé un premier jalon, et du même coup démontré que l’édition 2020/21 irait à son terme, avec ou sans les amateurs (deux voies avaient distinctement dissociées : la voie amateur et la voie professionnelle).

Finalement, la Coupe se fera bien avec les amateurs, mais ceux-ci ne pourront « rejoindre » les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 qu’à partir des 16es de finale, c’est à dire dans … quatre tours.

Différents groupes régionaux ont donc été établis pour les amateurs, lesquels s’affronteront donc au 6e tour (samedi 30 ou dimanche 31 janvier), au 7e tour, au 8e tour et enfin, en 32es de finale.

Toujours qualifiés après ses deux succès à Brioude et à Issoire, les Ponots recevront donc, comme prévu, les voisins de Polignac (Velay FC, National 3), le 30 ou le 31 janvier (date et horaire à confirmer), en respectant bien évidemment un protocole sanitaire très strict (voir le communiqué ci-dessous). Ce match se disputera à huis clos.

Le tableau « régional » du 6e au 8e tour de la Coupe de France

Le communiqué de la Fédération Française de Football

La Fédération Française de Football est heureuse de confirmer la participation des clubs amateurs à la 104è édition de la Coupe de France.

Le Ministère des Sports a en effet donné son accord pour que les tours de la Coupe de France qui concernent la voie des clubs « amateurs » puissent se dérouler. Les équipes de Métropole et d’outre-mer encore engagées dans la compétition sont ainsi autorisées à reprendre dès à présent les entraînements pour se préparer à la compétition dans le cadre d’un protocole sanitaire strict. 

Cette décision est le fruit d’une collaboration étroite et permanente avec les autorités gouvernementales depuis plusieurs semaines et la FFF se félicite de cette décision qui permet, à la fois, la continuité de l’activité sportive professionnelle pour les clubs de L1 et de L2 et le bon déroulement d’une compétition emblématique de l’unité du football français. 

La FFF précise que seuls les clubs amateurs engagés dans la Coupe de France 2020/2021 sont autorisés à reprendre les entraînements collectifs et la compétition à ce stade.  

Les tours de Coupe de la France qui concernent les clubs amateurs pourront ainsi se jouer à partir du samedi 30 et dimanche 31 janvier et selon le calendrier prévisionnel des différents tours à disputer (matches en retard du 5e, 6e, 7e, 8e, jusqu’aux 32es de finale). 

Cette reprise sera encadrée par un protocole sanitaire strict et contraignant pour les clubs amateurs concernés mais il apparaît incontournable au regard du contexte sanitaire que nous connaissons. Il repose sur les principes suivants :

  • Tous les matches se dérouleront à huis clos
  • Tous les matches seront fixés en début d’après-midi pour respecter le couvre-feu
  • Tests PCR (2 à 3 jours avant le match) et antigénique (le jour du match) seront obligatoires 
  • Lien étroit avec les ARS et respect de leur recommandation 
  • Référent COVID dans chaque club
  • Présence d’un médecin jour de match pour contrôler les tests PCR négatifs
  • Limitation stricte des accréditations aux personnes ayant une fonction opérationnelle essentielle à l’organisation du match
  • Renforcement des dispositifs d’hygiène individuels et collectifs

Considérant l’absence de dates disponibles dans un calendrier très contraint par la crise épidémique, aucun match ne serait reporté pour cause de COVID. Si une équipe se trouve dans l’incapacité de participer à la rencontre du fait de la mise à l’isolement de tout ou partie de son effectif ou pour défaut de tests, celle-ci sera éliminée par forfait.

LE CALENDRIER DES TOURS

Voie des clubs amateurs

  • Samedi 30 et dimanche 31 janvier : 6e tour (3 matches du 5e tour seront joués ce même week-end, les clubs concernés par la rencontre en retard du 6e tour joueront ultérieurement leur match)
  • Samedi 6 et dimanche 7 février : 7e tour
  • Samedi 13 et 14 février : 8e tour
  • Samedi 20 et 21 février : 32es de finale


Voie des clubs de Ligue 2 et Ligue 1 :

  • Mardi 19 et mercredi 20 janvier : 8e tour
  • Mardi 9 et mercredi 10 février : 32es de finale

Réunification clubs professionnels & clubs amateurs :

  • Samedi 6 et dimanche 7 mars : 16es de finale
  • Mercredi 7 avril : 1/8es de finale
  • Mercredi 21 avril : ¼ de finale
  • Mercredi 12 mai : ½ finales
  • Mercredi 19 mai : finale

Eric Teyssier est, avec quelques autres, un des bénévoles du Puy Foot, le club qu’il a rejoint à la fin des années 90, d’abord le long de la main courante, pour suivre les séances de son fils, Loïc : « Il était débutant lorsque je l’ai inscrit. Il a joué au Puy de l’âge de 6 à 15 ans, puis il est parti 3 ans à Brives-Charensac. Un jour, on m’a demandé si je ne voulais pas devenir éducateur au club ».

C’est comme cela que ce pur ponot, papa aussi d’une Jennifer – « Elle n’a jamais joué au foot ! » -, s’est retrouvé sur le pré au milieu de poussins et de benjamins, pendant une douzaine d’années, avant de ranger son sifflet au placard : « Je suis ensuite devenu dirigeant / accompagnateur de l’équipe II seniors ! J’ai commencé avec Thierry Roumazeilles, et aujourd’hui, c’est Lionel Vaillant qui dirige l’équipe réserve. »

Entre Roumazeilles et Vaillant, Eric a connu d’autres coachs : Matthieu Boyer, Mike Juban, Zaccharie Gbadamassi et Christophe Mourier. Des souvenirs, il en a forcément beaucoup, et s’il a du mal à en citer un plutôt qu’un autre, il évoque une saison avec Matthieu Boyer qui, sans les règlements, auraient dû permettre au Puy Foot II d’accéder en CFA2 – « On est quand même passé de R3 à presque CFA2 ! » – et, une autre, très récente, celle de l’accession en National 3 (ex-CFA2), en 2019, avec Christophe Mourier, et notamment le match de la montée à Domérat, remporté 6 à 1 !

Mais au fait, c’est quoi le rôle du dirigeant / accompagnateur en équipe II ? « Il s’occupe de la feuille de match (tablette), des maillots, des changements, c’est un peu le porteur d’eau, sourit Eric; en fait, il fait tout un tas de petites choses qui libèrent le coach, afin que ce dernier ne pense qu’à son rôle d’entraîneur ! Il m’est arrivé de dépanner en équipe I, mais je suis très bien avec la II ! »

A la buvette, en cuisine, il est partout !

Au Puy Foot, on peut aussi voir Eric derrière la buvette le jour des matchs, avec son complice Yves Vigouroux, alias « Zizou », ou encore Eric Sahuc, qu’il a connu éducateur au club ! Parfois, on le trouve aussi en cuisine ! « Je suis un peu polyvalent ! ».

A 52 ans, il fait sans conteste partie de ces personnes qui ne comptent pas leurs heures. Ces personnes que l’on appelle les bénévoles, vous savez, ceux qui, malheureusement, se font de plus en plus rares dans les associations. « C’est vrai que les bénévoles, ça commence à diminuer… Y’en a pas mal qui ont arrêté, certains pour des raisons personnelles, d’autres parce qu’ils ont pris de l’âge, tout simplement. Bénévole, c’est une pièce rare. Des gens comme Jean-Marie (Randier), Roger (Aymard), Zizou, Denis (Teyssier), pour ne citer qu’eux*, on n’en trouve plus beaucoup. »

Mais cet ancien joueur de foot de niveau District – « J’étais attaquant, en équipe II, à Arsac; mon frère, lui, jouait gardien en équipe I et ma soeur en féminines au Puy » -, qui s’est aussi essayé au rugby en minimes, « Mais je n’ai pas accroché, alors que mon père est vraiment très branché rugby », est aussi trésorier de l’association de quartier « Taulha’Quoi » : « J’ai toujours donné de mon temps. A l’association, on trouve de la gym, de la chorale, du vélo, etc., je donne aussi un coup de mains aux nuits de Saint-Jacques et au trail de Saint-Jacques ! »

« J’aime les ambiances familiales et conviviales ! »

C’est aussi parce que son emploi du temps le lui permet qu’Eric, employé à la CELNAT (agriculture biologique), à Saint-Germain-Laprade, est un peu partout, sur le terrain, mais aussi … sur son vélo : il n’est pas rare, en saison, de le croiser à Massot, au retour d’une de ses sorties avec les amis : « J’ai une prothèse à la hanche, alors, comme je ne pouvais ni faire de la marche, ni courir, je me suis mis au vélo. On est une bande de collègues, on se retrouve le vendredi ! »

Du bout des lèvres, il concède aussi que, depuis son arrivée au club, il y a plus de 20 ans, le football a changé. « Plus on monte de niveau, plus on le constate. Il faut suivre cette évolution, ce que tout le monde n’accepte pas. D’un côté, on veut que le club soit toujours au haut niveau, de l’autre, on ne veut pas comprendre qu’il y a des évolutions à suivre, des contrats, des choses comme ça, c’est le foot ! Avec l’équipe II, c’est différent, l’équipe est constituée de joueurs plus jeunes, souvent du cru, de la région. »

En fait, Eric se nourrit des rencontres, des ambiances, si possible familiales, conviviales : « Oui, c’est ce que je recherche, poursuit-il, avec sa gentillesse légendaire; Après, j’essaie de rester à ma place. De m’adapter aux gens. Par exemple, depuis un an et demi, avec Lionel (Vaillant) et depuis cette année avec Quentin (Rousset), je trouve qu’on forme un bon petit trio ! Lionel est quelqu’un de facile, de convivial, il connaît beaucoup de monde, il connaît bien son boulot ! ».

*Le Puy Foot 43 remercie ses principaux bénévoles, parmi lesquels : Eric Teyssier, Jean-Marie, Roger Aymard, Yves Vigouroux (Zizou), Denis Teyssier, Gérard Ferret, Gilles Jouve, Christophe Deleau, Laurence Pays, Valérie Teissedre, Annie Souvignet, Robert Gentes, Momo Bouachmir, Philippe Thiebault, Marie Deberle, etc. (liste non exhaustive).

A bicyclette !
A la buvette, avec « Zizou » !
Avec Lionel Vaillant, sur le banc de l’équipe II seniors

#Nat2 ????
⚽️ Compte tenu des conditions météorologiques difficiles au Puy (terrains toujours enneigés en début de semaine !), nos joueurs sont partis s’entraîner à Retournac où le club local, le « Retournac Sports », a prêté ses installations en synthétique ! Merci à son président Eric Bertin ! ???? Merci pour l’accueil ! Ce mercredi, la neige avait fondu au Puy-en-Velay : du coup, sous une température redevenue toute douce (celle-ci est passée de -5 à +5, soit un gain de 10 degrés en 24h !!!), le staff et les joueurs du groupe National 2 ont pu retrouver le complexe Massot !

Cette visite à Retournac a aussi permis d’échanger autour des problématiques rencontrées par les autres clubs amateurs, eux aussi à l’arrêt et en proie à des difficultés en raison de la situation sanitaire, et de rencontrer un club ami. Idéal pour resserrer les liens !
#AllezLesCielEtBlanc
????⚪????

Photos #LPF43

Le président du club revient sur l’intersaison mouvementée et la situation actuelle. Sans langue de bois.

Entretien à retrouver sur le site :

https://www.footamateur.fr/christophe-gauthier-le-puy-cette-nouvelle-coupe-de-france-est-une-heresie/

  • Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe (sixième en National 2) ?

« Après la descente, notre équipe a totalement été reconstruite autour du capitaine Loïc Dufau et du staff technique. Le directeur sportif (Olivier Miannay) et l’entraîneur principal (Roland Vieira) sont restés. Dix-sept recrues sont arrivées. Beaucoup de jeunes sont venus s’associer à ce groupe. Le début de saison est très intéressant même si il nous manque deux matchs par rapport à nos adversaires. Après sept matchs, nous sommes toujours invaincus. »

  • L’effectif a totalement été remanié. Était-ce inéluctable après une descente ?

« Oui, nous avons énormément souffert lors de la première partie de saison l’année dernière. Durant le mercato hivernal, des modifications ont été apportées mais c’étaient des prêts. Le club ne voulait pas repartir avec cet effectif. C’était une décision assez dure à prendre mais prise de concert entre la direction du club et le staff technique. »

  • Cet été, vous avez attiré des joueurs de renom comme Alexy Bosetti ou David Oberhauser. Le mercato est-il réussi ?

« Oui, ce sont des garçons qui se sont extrêmement bien intégrés. Ils vivent leur passion dans un club agréable et très bien structuré. Ils ont su intégrer les jeunes. La mayonnaise a bien pris. L’ambiance du groupe est très positive. »

Le recrutement, « un travail de longue haleine »

  • En décembre, vous avez recruté le latéral gauche Alexis Taïpa. Pourquoi ?

« Quentin Canales nous a quittés pour des raisons familiales. Il est retourné dans sa terre natale. Il nous a semblé important de compenser son départ. Alexis s’est proposé de lui-même. Il s’est très bien intégré au groupe. »

  • Christophe Gauthier, comment s’effectue le recrutement au Puy ?

« Olivier Miannay et Roland Vieira ont travaillé beaucoup pour prendre des joueurs qui ont été conseillés ou vus à la vidéo. C’est vraiment un travail de longue haleine. Et le fait d’avoir pu constituer ce groupe, c’est une vraie réussite de travail. »

  • Quelles étaient les ambitions du Puy cette saison ?

« Elles étaient clairement affichées. Il fallait retrouver le niveau qu’on nous a enlevés et non perdu. Le club est resté très ambitieux. »

  • Lors de votre montée en National (2019-2020), le recrutement a-t-il été bien géré ?

« Je vais vous répondre d’une façon très synthétique. Le président n’avait pas pris l’ampleur de la division et n’avait pas écouté son staff. J’avais entièrement tord et j’ai revu ma copie lors du mercato. J’avais donné consigne au staff de recruter entre cinq à sept joueurs. »

« La descente, une véritable injustice ! »

  • C’est rare d’être aussi honnête dans le milieu du football, non ?

« Oui, c’est certainement très rare. En National, j’ai connu des gens dont la parole n’était pas aussi limpide et clair. On fait ce qu’on peut. Le Puy est situé dans un territoire rural mais on s’y trouve bien. »

Avez-vous digéré la descente en National 2 ?

« Non, elle ne le sera pas. Ce championnat s’est terminé à la 24e journée. À sept heures près, Le Puy jouait contre son concurrent direct, Quevilly Rouen Métropole, qui se trouvait un point au-dessus. Que le championnat s’arrête pour des raisons sanitaires, j’étais entièrement d’accord. Mais arrêter un classement alors que le championnat n’était pas fini, c’est une véritable injustice. Ça restera mon point de vue. Le Conseil d’État n’a pas voulu m’écouter. Mais je maintiens mes arguments. »

  • Depuis octobre, le championnat est de nouveau arrêté. Continuez-vous à vous entraîner ?

« Oui, le groupe seniors a maintenu une activité physique. Ce sont des garçons qui ont un contrat au club. Le club a maintenu également du lien en mettant des choses en place pour que le groupe continue à vivre ensemble. On ne voulait pas les abandonner dans leurs appartements, c’est important. »

  • Et pour le reste du club ?

« Les jeunes ont repris les entraînements et uniquement les entraînements. »

  • Au niveau économique, quelle est la situation du Puy Foot 43 ?

« Le club n’a aucune rentrée d’argent, c’est difficile d’autant plus que nous avons voulu faire en sorte que les jeunes et le groupe seniors puissent continuer à s’entraîner. Il y a des coûts (une quinzaine de salariés en dehors du groupe A) et aucune rentrée. Mais cette décision, je ne la regrette pas car le club a réussi à mobiliser beaucoup de licenciés. »

« La fin de saison s’annonce compliquée »

  • En tant que dirigeant, est-ce difficile de se projeter sur les jours et mois à venir ?

« Oui, bien évidemment. C’est extrêmement difficile. Avec cette crise sanitaire majeure, il est raisonnable de penser que la fin de saison s’annonce compliquée. La décision de terminer les championnats au 30 juin paraît, encore une fois, incompréhensible. »

  • Le football amateur semble être oublié des débats ? Quel regard portez-vous sur cette situation?

« Il est oublié par rapport au football professionnel. Aujourd’hui, le seul mot d’ordre, c’est la crise sanitaire. Le football amateur ne se sentirait pas oublié si à côté de ça nos instances ne prenaient pas que des décisions en faveur du football professionnel. Si une équipe de Ligue 2 peut jouer, pourquoi une équipe de National 2 ne le pourrait pas ? »

  • Pensez-vous pouvoir jouer le sixième tour de coupe de France ?

« Non, la coupe de France a été remaniée durant le mois dernier (voie professionnelle, voie amateur) pour laisser tomber le football amateur. Et pour ne pas perdre les engagements financiers des partenaires, les instances ont voulu garder une coupe de France professionnelle. Ce qui me fait dire encore une fois que cette décision est financière et non sanitaire. Cette nouvelle coupe de France est une hérésie. »

  • Votre équipe féminine évoluant en D2 est à l’arrêt. Comment le vivent-elles ?

« Malheureusement, elles ne se sont pas entraînées depuis le 17 octobre. Pour la plupart d’entre elles, elles ne bénéficient pas de contrat au club. Elles sont considérées comme des seniors sans contrat qui ne peuvent pas s’entraîner. C’est extrêmement dommageable. Le Puy Foot a respecté les directives gouvernementales à ce sujet là. »

  • Votre terrain était enneigé l’autre fois. Est-ce fréquent ?

« On est situé dans un département d’altitude. Ça arrive mais très rarement. Cet hiver est un peu spécifique. On aura de la neige quinze jours dans l’année. Depuis 5 ans, il n’y a pas eu un match arrêté en Haute-Loire alors que dans les régions de basse altitude, il y a eu beaucoup de matchs reportés. Il faut aussi s’interroger. »

Rencontre avec l’une des joueuses emblématiques du Puy Foot, dont les journées, bien remplies, sont rythmées par son travail de pâtissière, le ballon et sa vie de famille ! Ses débuts à l’ESMY, son retour au Puy, son passage de 4 ans en D1 à Saint-Etienne : Pauline raconte ses expériences.

Pauline Court – Bel Haj est une jeune femme très occupée et très pressée. D’ailleurs, pour gagner le maximum de temps dans son emploi du temps très serré, c’est sur sa trottinette électrique qu’elle s’est rendue au stade Massot pour notre rendez-vous ! Puis elle est repartie – en voiture – à son domicile, à Saint-Maurice-de-Lignon, pour une sieste de deux heures après une partie de la nuit et une matinée passées à concevoir des … pâtisseries ! « En ce moment, on est en plein dans les galettes des rois ! J’en fais aussi à la maison, aux myrtilles ! L’an passé, j’avais apporté deux galettes pour les filles de l’équipe ! »

C’est qu’entre ses heures passées derrière les fourneaux (elle travaille à la pâtisserie « La Cabosse », rue Pannessac au Puy), l’éducation de ses trois enfants (Lila, 7 ans, Camelia, 4 ans et Samy, 3 ans), sa vie maritale, ses séances d’entraînement et les matchs, Pauline vit à cent à l’heure. Un rythme qui, finalement, convient bien à l’attaquante du Puy Foot, toujours dans l’action : « Enfant, je faisais plusieurs sports, J’avais beaucoup d’énergie. J’ai trouvé le football pour la canaliser ! »

A 34 ans, la Stéphanoise, fan de l’ASSE et du … PSG, est l’une des joueuses les plus expérimentées de son équipe (4 saisons en D1 à l’ASSE) et même si, comme elle le reconnaît, elle est un peu « limite » aujourd’hui, sa passion du jeu, principal moteur, demeure intacte !

  • Son parcours

« J’ai commencé à 14 ans ! Ma mère ne voulait pas trop que je fasse du foot, elle trouvait que c’était un sport de garçons, un sport salissant. Un jour, je suis allé voir un club à côté de chez moi, à 10km d’Yssingeaux (l’Entente Saint-Maurice / Yssingeaux), et c’était un niveau sympa, en Régional, on en avait entendu parler en bien, et là une dame m’a demandé si je voulais jouer. Tout est parti de là ! On n’avait pas beaucoup de matchs, je faisais du basket en parallèle le samedi, du foot le dimanche. Et dès la fin de la première saison, j’ai joué avec les seniors filles de l’ESMY et on a disputé les barrages d’accession en D2F, à l’époque ça s’appelait N1B. Et on est monté ! C’était une autre époque, géniale ! Y’avait que la passion, c’était bien ! »

  • Le choix du football

« L’année d’après, ma mère m’a dit qu’il fallait que je fasse un choix, car cela faisait trop. J’ai choisi le foot parce que j’avais un meilleur niveau et parce que j’ai toujours voulu en faire, et puis mon papa, Joseph Court, a joué au CO Le Puy, à Montluçon, et il a été stagiaire pro aussi à Saint-Etienne. Mon frère Gautier (35 ans) a joué en 18 ans Nationaux au Puy également ! »

« J’aime la convivialité, l’esprit de groupe, l’entraide, l’amour du maillot »

  • De l’ESMY au Puy

« L’équipe féminine de l’ESMY est devenue celle du Puy ! On est reparties au même niveau. Puis je suis parti 4 ans à Saint-Etienne (D1F) où j’ai connu le haut niveau, avec Pierre-Yves (Thomas, entraîneur des féminines D2F du Puy Foot), mais cela reste un souvenir moyen : moi, j’aime la convivialité, l’esprit de groupe, l’entraide, l’amour du maillot, or à Saint-Etienne, cela manquait d’identité et j’ai eu du mal à trouver ma place, à me sentir à l’aise avec les filles. Cela m’a quand même permis de côtoyer le haut niveau. Puis je suis revenue pendant 2 saisons au Puy, en D2, avant de mettre le foot entre parenthèses pendant près de 6 ans, car j’ai eu trois enfants. J’ai bien tenté un premier retour mais je m’étais fait les croisés. J’ai rejoué au basket y’a 2 ans après la naissance de mon fils. Puis Valérie (Teissedre, dirigeante du Puy Foot) m’a contacté. J’ai un muscle encore un peu atrophié aujourd’hui, à la jambe gauche, et comme le pied gauche est mon pied d’appui, je suis gênée. Mais bon, à mon âge, on fait avec, on a des petits bobos, c’est normal ! »

  • Son retour en D2 avec Le Puy Foot

« Je pensais que j’apporterais un peu plus mon expérience, notamment auprès des jeunes, après, je ne sais pas si c’est parce que je n’ai pas d’aura, en tout cas, je trouve que je n’apporte pas tout ce que je devrais apporter. Les rapports ont changé. L’époque aussi. C’est sûr qu’avant, c’était plus facile, j’étais une meilleure joueuse, alors qu’aujourd’hui, je suis « limite », c’est peut-être pour cela que c’est plus compliqué de discuter, mais j’essaie quand même de donner des conseils. »

  • Le début de saison en D2F

« Cette saison, ce qui nous manque, c’est la cohésion de groupe, surtout sur le terrain : on n’est pas toujours disponible après une passe, c’est pourtant ça qui fait la fluidité du jeu. Après, y’a eu beaucoup d’arrivées, il faut un temps d’adaptation, et il y a un fossé avec le niveau régional. Et puis on a un déficit dans l’engagement aussi. »

« Le sport, je préfère le vivre plutôt que le regarder »

  • Sa vie professionnelle

« J’ai d’abord travaillé dans l’ébénisterie, et vers l’âge de 24 ans, j’ai fait une formation à Saint-Chamond, au lycée hôtelier « Les Petites Bruyères », pour devenir pâtissière; j’ai un peu travaillé en pâtisserie chez Yann Sabot pour les fêtes au Puy, afin de passer ma mention, et après j’ai continué. J’ai eu ma propre entreprise à domicile : j’avais un labo chez moi, mais je suis quelqu’un qui a besoin de voir du monde, de bouger, c’était difficile de rester tout le temps chez soi. J’ai aussi travaillé dans un food-truck à Saint-Etienne les jours de match, au stade, c’était génial ! Aujourd’hui, je travaille au Puy, avec des horaires plus réguliers. Je fais les aller-retour jusqu’à Saint-Maurice ! J’en profite pour remercier mon mari, Abdé, qui est vraiment conciliant. Il m’aide beaucoup, il a fait du sport donc il connaît les contraintes liées aux entraînements, aux déplacements, etc., même si en ce moment, l’activité football est bien ralentie ! »

  • L’après foot

« J’irai courir un peu, je ferai peut-être du tennis de table, j’ai besoin de voir du monde. Et puis peut-être que je mettrai en route d’autres projets professionnels. »

  • L’évolution du club

« Il a changé, il est beaucoup mieux structuré ! Je ne suis pas en contact avec les jeunes féminines du pôle mais je sais qu’Elsa (Chany) fait un super travail et quand je vais en équipe II seniors avec elle, je prends plaisir, j’aime ses discours, simples, cohérents, mais je ne regarde pas le foot féminin à la télé ! Je n’ai pas le temps. A la limite, je m’intéresse plus aux garçons. Le sport, je préfère le vivre que le regarder. Avec Pierre-Yves (Thomas), qui m’avait fait venir à Saint-Etienne, on a une bonne relation, il est exigeant avec nous. On a de la chance de l’avoir. »

Photos Sébastien Ricou / #LPF43

Le Président du Puy Football 43 Auvergne, Christophe Gauthier, et l’ensemble du Comité Directeur, vous souhaitent une belle et heureuse année 2021 !  

Il y a un an, au même moment, nous vous adressions déjà tous nos vœux de bonheur sans savoir ce qu’allait nous réserver cette année 2020 extrêmement compliquée pour la plupart d’entre nous, la faute à ce maudit virus qui, on l’espère tous, sera définitivement éradiqué en 2021. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons tout d’abord vous adresser tous nos vœux de bonne santé.  

Nous profitons de l’occasion pour vous remercier une fois encore de votre indéfectible soutien malgré les circonstances. Notre association sportive, à l’arrêt depuis la fin du mois d’octobre, a besoin de vous comme nous avons besoin de vous retrouver à Massot pour partager des moments de sport, des moments d’émotion, des moments de joie.

Le Puy Football 43 Auvergne, club phare du Département de Haute-Loire, nourrit toujours de l’ambition : celle d’emmener son équipe fanion dans le haut de tableau de sa division, celle de continuer de développer son secteur féminin, celle de former, éduquer et responsabiliser la jeunesse ponote. 

En 2021, plus que jamais, continuez de prendre soin de vous et de vos proches. Nous vous disons à bientôt à Massot et sur les autres terrains de l’agglomération !

Bonne année !

???? Le président du Puy Foot 43, Christophe Gauthier et l’ensemble du Comité Directeur, vous souhaitent, à toutes et à tous, de bonnes fêtes de fin d’année et un Joyeux Noël !

✅ Prenez soin de vos proches, prenez soin de vous, respectez les mesures gouvernementales et notamment les préconisations ce soir pour votre réveillon : 6 adultes maximum à table (sans compter les enfants).

#AllezLesCielEtBlanc

Alexandre Royer est arrivé au club cet été et a su très vite se faire apprécier, chose pas toujours évidente en terre inconnue, a fortiori quand on est amené à remplacer un garçon qui, lui aussi, était très apprécié (Antoine Kuntgen).

Le natif de Saint-Etienne, âgé de 26 ans, a endossé la casquette de responsable de l’école de football, et aussi celle d’entraîneur des U16 Régional 1, en binôme avec Cédric Mathieu : « Dans le cadre de mon BEF (Brevet d’entraîneur de football), il fallait que j’entraîne une équipe à 11 et cela tombait bien avec les U16 car Cédric souhaitait être épaulé. En plus, j’ai de la chance, je suis bien tombé sur une super-personne, avec lui, c’est top ! »

Tout au long de l’entretien qu’il nous a accordés, « Alex », comme tout le monde l’appelle, le répétera souvent : « C’est top ! ». Preuve qu’il se sent bien ici, au Puy Foot, dans son nouveau club, après une première expérience chez lui, au HPV (Groupement jeunes haut Pays du Velay), le club de son enfance. « L’année dernière, Olivier Miannay, le manager du Puy Foot, m’avait déjà contacté pour rejoindre le secteur de la formation, mais je ne me voyais pas partir en cours de saison. Cet été, Jérémy (Sahuc, responsable de la formation) m’a contacté. Quand j’ai vu son appel, j’ai pensé qu’il voulait me prendre un joueur !!! »

Erreur, c’était pour lui proposer de s’occuper de l’école de football.

Après trois jours de réflexion, Alex a dit « banco ». Cinq mois après son arrivée, le grand blond explique son rôle et détaille ses missions.

  • Alex, tout d’abord, peux-tu retracer ton parcours sportif et scolaire ?

J’ai grandi à Raucoules, près de Montfaucon et Dunières, où j’y ai longtemps joué avant de partir deux ans à Dunières puis un an à l’Olympique de Saint-Etienne quand j’avais 15 ans. Ensuite je suis parti un an à Monistrol et juste avant d’entrer en Terminale, j’ai eu un grave accident de la route, qui m’a valu un mois de coma et six mois d’hôpital… Malgré ça, j’ai eu mon bac au Puy (pro vente) et puis j’ai repris au club de Montfaucon. Ensuite, j’ai fait un BTS NRC (Négociation et relation Client) à Simone Weil, toujours au Puy. A l’époque, je voulais devenir commercial. J’ai eu l’opportunité de travailler pendant 2 ans à Yssingeaux, dans une entreprise de fournitures automobiles, où j’avais déjà effectué un stage : j’étais gestionnaire des achats et des stocks. Je me suis ensuite tourné vers le District de football pour passer une formation d’entraîneur (il est titulaire d’un BMF, Brevet de moniteur de football), et ils m’ont proposé un service civique. Du coup, je me suis lancé là-dedans et en même temps, je suis devenu salarié du HPV, le club de jeunes qui regroupe justement les communes de Montfaucon, Dunières et Raucoules : la première année, je suivais ma formation du BMF en parallèle et la saison suivante, j’étais à plein temps et responsable technique (école de foot, pré-formation et formation). Le HPV, c’est le club de mon enfance. »

  • Tu voulais être commercial et te voilà dans le football…

« Oui, j’aime bien la relation avec les gens, c’est pour ça que je voulais être commercial, mais j’adore le foot ! Quand j’étais môme, je voulais jouer, à un bon niveau, comme tous les enfants, mais j’avais les pieds carrés (rire) ! Je jouais attaquant ! Et puis, cette année, je continue à me former, je prépare mon BEF (Brevet d’entraîneur de football), c’est dur ! Je suis curieux de tout : ce matin, par exemple (entretien réalisé lundi), j’ai suivi un webinaire sur la préparation mentale, c’était top ! »

  • Comment s’est passée ton intégration au Puy Foot ?

« Au début ça a été dur de trouver mes marques; ici, la structure est différente, mais le confinement a permis de cadrer certaines choses et d’éclaircir la situation. »

  • Des objectifs ont-ils été fixés ?

« Olivier (Miannay) et Jérémy (Sahuc) m ont donné leur souhait quant au développement de l’école de foot, où il y a un manque de licenciés (une centaine à l’heure actuelle), dû je pense à sa structuration, à son organisation qui change beaucoup (turn-over des éducateurs). Nous avons la chance d’avoir Robert Gentes pour la partie trésorerie / administrative, mais on manque de personnes, il y a vraiment beaucoup de choses à gérer. Comme je suis arrivé fin août, je n’ai pas pu anticiper cette situation, mais maintenant, je sais comment m’y prendre. J’ai mis en place, par exemple, une application, Sporteasy, pour communiquer en direct avec les parents. Ce sont des choses comme cela qui permettront de gagner du temps, de ne pas s’éparpiller, de se structurer, d’être plus efficace. »

  • Un projet de jeu commun aux différentes catégories de l’école de football existe-t-il ?

« On essaie de mettre en place un projet fiable et solide jusqu’en 2024. L’objectif est d’être 25 joueurs par catégorie d’âge dans 4 ans, et d’avoir un organigramme où le ratio joueurs / éducateurs sera plus important, d’avoir du contenu aux entraînements. Tout cela doit être construit avec la pré-formation et la formation (l’école de football concerne les enfants des catégories U5 à U11). »

  • Et avec la formation et la pré-formation, quelles sont les passerelles ?

« On a dans l’idée de faire une école de foot structurée. On travaille sur un projet de jeu commun avec la pré-formation, de sorte que, quand les enfants arrivent en U12 puis en U13, ils ne soient pas dépaysés. Les principes de jeu seront les mêmes. Les passerelles devront se faire beaucoup plus facilement en passant d’une catégorie à l’autre. L’objectif est de « sortir » plus de jeunes. On aimerait, par exemple, avoir 80 % de joueurs issue de l’école de foot en U13. Après, on s’aperçoit que ça se se délite rapidement, dès les U15. Un exemple, cette saison, en U16, 4 joueurs sur 18 sont issus de l’école de foot du club : ce n’est pas suffisant. Il faut que l’on sorte des joueurs afin qu’ils puissent aller dans les équipes U12 et U13 avant de les fidéliser dans le temps, en plus on a la chance d’être attractif sur le plan sportif, avec toutes nos équipes en Régional 1. L’école de football du Puy Foot doit devenir l’école de foot phare du département, en terme de contenu, mais aussi en terme de vie associative et éducative. »

  • Un mot sur les U16 R1 ?

« Avec eux, c’est top ! Le groupe vit bien, je suis de plus en plus à l’aise. Les résultats étaient encourageants avant le confinement, même si on avait perdu à Moulins au terme d’un non-match. Le groupe est ambitieux et a envie d aller de l’avant. On a un projet de jeu commun au club, où on est plutôt libre, tout en étant capable de s’adapter, de toucher à tout, afin que les jeunes aient des repères s’ils sont, par exemple, amener à être appelés dans la catégorie supérieure, en U18. »

Alexandre (à droite), ici aux côtés de Cédric Mathieu, qu’il est venu épauler dans la catégorie U16 R1. Photo S. Ricou #LPF43

Le milieu de terrain arrivé cet été du FC Limonest / Saint-Didier a annoncé vendredi dernier au staff et au groupe son départ pour « raisons personnelles ».

Photos Sébastien Ricou / #LPF43

Quentin Canales avait tapé dans l’oeil du staff ponot au début de l’année 2020, à Limonest, lors du 32e de finale de coupe de France de triste mémoire (1-1, élimination aux tirs au but), et pas seulement parce qu’il avait marqué, mais aussi par son activité et sa débauche d’énergie, alors que son équipe était réduite à 9 !

Quentin Canales avait également été l’un des premiers, sinon le premier, à s’engager en faveur du Puy Foot 43 au début de l’été. C’est dire si le club misait sur lui.

Pourtant, le joueur, passé aussi par le FC Villefranche, va quitter le Velay. Vendredi dernier, avant l’ultime séance de la semaine, le milieu relayeur, qui vient de souffler 23 bougies, a annoncé son départ surprise à ses coéquipiers. Un départ « pour raisons personnelles », comme il l’a expliqué au staff et à ses désormais ex-coéquipiers. Enfin, « ex », pas encore puisque Quentin est présent au Puy et s’entraîne toujours avec l’effectif de Roland Vieira (il s’en ira à Noël).

Cette saison, Quentin fut titulaire à cinq reprises en championnat de National 2 (sur un total de sept matchs disputés par son club), ainsi qu’en coupe de France à Issoire.

S’il n’a pas évoqué sa future destination, Quentin ne devrait pas manquer de sollicitations dans la région lyonnaise, où il a décidé de retourner.

Le Puy Foot souhaite bonne chance et remercie chaleureusement ce joueur attachant, qui sait ce que « mouiller le maillot » veut dire.

Bonne route « Quent » ! Ce n’est peut-être qu’un au revoir !

Même en période de confinement, Le Puy Foot reste actif sur le marché des transferts.

Même en période de confinement, les CV affluent sur le bureau de l’entraîneur de l’équipe de N2, Roland Vieira.

Celui d’Alexis Taïpa l’a intéressé : « Le coach m’a téléphoné et demandé de venir à un entraînement, raconte le natif de … Mâcon (tout comme le coach !) ! J’étais chez mes parents, où je passais le confinement, donc pas très loin, et je suis venu à Massot. »

La suite est classique : Roland Vieira a demandé au latéral gauche de 1m75 (71kg) de revenir une semaine à l’essai… C’était voilà presque trois semaines maintenant ! Suffisant pour se fondre dans le moule et séduire le staff, qui n’a pas hésité à l’enrôler.

Alexis venait pourtant de s’engager, début octobre, avec le club de Plouzané, dans le Finistère, en Bretagne (National 3) : il avait même disputé deux matchs, dont un en coupe de France : « Mais j’avais prévenu le club, avec lequel je m’entraînais depuis fin juillet que, si je trouvais mieux, je partirais ». Puis le confinement est arrivé…

Auparavant, Alexis, qui a commencé le football avec son père, à La Clayette, petite bourgade de Saône-Et-Loire, a porté les maillots de l’UF Mâconnais, puis ceux de l’Olympique Lyonnais, du Stade Brestois et du SCO Angers : « J’ai vraiment été formé à l’OL, où j’ai joué de U14 à U17 Nationaux avant de rejoindre Brest, où, sur mes trois années passées là-bas en U19 Nationaux et en réserve (N3), j’ai signé un an stagiaire-pro. Au SCO Angers (2018-20), on est monté de N3 en N2 avec la réserve (15 matchs et 2 buts la saison passée !). »

Titulaire d’un bac ES et d’un BP JEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), Alexis avoue avoir été surpris par la qualité de l’effectif ponot, où il ne connaissait personne : « J’ai juste reconnu physiquement Amadou Coulibaly, j’avais joué contre lui au tournoi U19 CARISPORT à côté de Nantes, un tournoi assez réputé qui soutient les personnes en situation de handicap. Je ne sais pas pourquoi, mais je me souviens de lui ! »

Bienvenue au Puy Foot, Alexis !

  • Sa fiche

Alexis Taïpa est né le 14 juin 1998 (22 ans) à Mâcon (71)

175cm et 71 kg. Latéral gauche.

Parcours : UF Mâconnais (2010-11), Olympique Lyonnais (2011-15), Stade Brestois (2015-18), SCO Angers (2018-20), Plouzané AC (Octobre 2020).

Alexis Taïpa sous le maillot brestois
(Photo JM Louarn / Le Télégramme)
Sous le maillot angevin (photo Philippe Naudin)

La Fédération Française de football annonce que le retour à l’entraînement (et avec contact) des footballeurs amateurs seniors est pour l’instant prévu le 15 décembre, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire et de l’autorisation de l’État. La compétition, quant à elle, pourrait reprendre début janvier.

LE COMMUNIQUE DE LA FFF

À la suite des récentes annonces gouvernementales, la pratique du football est de nouveau autorisée dans les clubs amateurs. Elle reste néanmoins soumise à un certain nombre d’obligations et de restrictions (distanciation, gestes « barrière », mesures sanitaires du gouvernement notamment), qu’il convient de respecter et dont voici l’essentiel.

Football des mineurs en extérieur

La reprise de l’activité est autorisée depuis le samedi 28 novembre 2020, dans le respect des dispositions en vigueur sur les limitations de déplacement :

  • pratique dans la limite de trois heures ;
  • à moins de 20 km du domicile ;
  • avant le couvre-feu (rendant impossible toute activité entre 21h00 et 6h00)

Elle est conditionnée au respect des protocoles sanitaires en vigueur, qui impliquent notamment :

  • la possibilité d’utiliser un ballon ;
  • l’exclusion des contacts entre les pratiquant(e)s ;
  • l’interdiction des rencontres interclubs, sous quelque forme que ce soit
  • l’utilisation des vestiaires possible si autorisation municipale d’ouverture des équipements.

Les reprises des compétions et des rencontres interclubs sont envisagées à compter du début du mois de janvier 2021, à la condition que les indicateurs de santé publique évoluent conformément à la trajectoire fixée par l’État.

Football des adultes en extérieur

Les conditions de reprise sont identiques à celles des jeunes (voir ci-dessus). Le retour aux entraînements avec contacts est pour l’instant prévu le 15 décembre 2020, sous réserves de l’évolution de la situation sanitaire et de l’autorisation de l’État.

Football en intérieur et futsal

Sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire, et dans le strict respect des protocoles en vigueur, sont actuellement prévus :

  • une reprise de l’activité futsal pour les jeunes possible à partir du 15 décembre 2020, mais limitée à l’organisation d’activités au sein d’un même club ;
  • une reprise sans restriction des adultes possible à partir du 20 janvier 2021.Les documents de référence

► Les affiches de prévention

À destination des clubs, des districts et des ligues, quatre affiches de conseils sur les « Aménagements pour accéder aux installations sportives », les « Bons comportements à adopter pour la reprise dans les clubs », les « Recommandations pour l’organisation de la pratique » et les « Activités de reprise proposées » (à jour au 1er décembre 2020).

►Le guide de reprise des activités dans les clubs de football

Le guide « Reprise d’activité dans les clubs de football » vous aidera à faciliter la reprise progressive de la pratique sur les terrains. Il rassemble les informations à connaître, les mesures et règles à mettre en place ainsi que des conseils pour organiser des ateliers avec et sans ballon pour toutes les catégories d’âge, des U7 aux U18 (paru en juin 2020).

►Le protocole sanitaire de reprise d’activités sportives des mineurs

Édité par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, il précise les modalités d’organisation des activités sportives des mineurs durant la période d’allégement progressif du confinement (à jour au 28 novembre 2020).

►L’attestation de déplacement dérogatoire

Le document officiel nécessaire aux encadrants salariés et bénévoles (1ère case à cocher), aux pratiquant(e)s (6e cas à cocher) et à leurs accompagnateurs (9e case à cocher) pour se rendre de leur domicile aux installations sportives.

►Le justificatif de déplacement

Le document officiel indispensable aux éducateurs professionnels afin qu’ils puissent aller sur les terrains pour organiser la reprise et encadrer les joueurs et joueuses, à remplir par leur club.

Voir les liens sur le site de la FFF :

https://www.fff.fr/actualites/196006-les-modalites-pratiques-de-la-reprise?themePath=la-fff/

#Formation #entraînement

Après plusieurs semaines sans ballon, sans football, sans terrain, sans voir ses copines et ses copains, les entraînements reprennent enfin !

Bien sûr, il conviendra aux jeunes ponots et ponotes de respecter le protocole sanitaire, comme ils avaient déjà l’habitude de le faire avant le confinement : les éducateurs seront là pour rappeler les règles (masques obligatoires, pas de vestiaire, venir en tenue de foot, etc.) !

Chez les garçons, ce sont les U12 et U13 qui seront les premiers à fouler les terrains demain (lundi) à Massot, de 17h30 à 18h30, avant de laisser la place aux U14 et U15 (18h30-19h45).

Les U8 et U9 de l’école de football seront quant à eux à pied d’oeuvre au Père Fayard à 17h30. Jérémy Sahuc, le responsable de la formation, indique que les horaires des séances sont les mêmes qu’avant la période de confinement.

Idem pour le pôle féminin (jours et horaires identiques) et sa responsable Elsa Chany : mardi, les U13 et U15 féminines seront à Taulhac de 18h à 19h, et mercredi, place à l’école de foot, toujours à Taulhac (10h30 à 12h). Les U18 féminines se retrouveront quant à elles à 16h30, mercredi également.

#AllezLesCielEtBlanc