Après trois saisons au Puy Foot, le gardien de but rebondit en National, à l’US Orléans, un club pro tout juste relégué de Ligue 2 !
Photos Sébastien Ricou #LPF43
Ainsi va la vie des clubs, des footballeurs. Les joueurs passent, l’institution reste. Dans son projet de bâtir un grand club, Le Puy Foot 43 aura vu débarquer en Haute-Loire de nombreux joueurs, certains avec la connaissance et l’exigence du niveau professionnel. Le genre de pioche qui vous fait grandir. Celle de Franck L’Hostis fut bonne. Sa venue en 2017, en provenance de Clermont Foot (Ligue 2), s’est inscrite dans cet esprit même si cette fameuse saison 2017-2018 fut très compliquée en National 2. La suite fut plus heureuse avec une accession en National en mai 2019 et une saison pleine, enfin, presque pleine, pour le natif de Nîmes, le Coronavirus ayant mis un terme de manière prématurée aux ambitions de maintien.
A 30 ans, Franck L’Hostis, dont on ne peut que louer le professionnalisme, la discrétion, l’état d’esprit, la gentillesse, le travail et la fidélité, va donner un nouvel élan bien mérité à une carrière que l’on aurait volontiers prédit très longue en Ligue 2, mais les aléas de ce sport et le marché compliqué des gardiens a fait que « Francky » n’a peut-être pas eu le parcours espéré, notamment quand il est sorti de 4 saisons au centre de formation, à Monaco, où il a beaucoup appris aux côtés de Stéphane Ruffier (2008-2012).
Aujourd’hui, le grand blond avec des gants blanc, bleu et jaune, passé aussi par Amiens en National (2012-14), s’est engagé en faveur de l’US Orléans.
« Déloss », son surnom depuis ses années monégasques, fait d’une pierre deux coups : il retrouve le monde pro (le club du Loiret, relégué de Ligue 2, possède le statut pro) et reste en National.
C’est évidemment une grande perte, tant sur le plan humain que sportif, pour le club du président Christophe Gauthier, mais il faut voir aussi l’intérêt du joueur, qui ne laisse que des très bons souvenirs dans la cité vellave.
Bonne route Francky, et bonne chance dans ton nouveau projet ! Nos chemins se recroiseront peut-être !

- Lire l’article que nous avions consacré à Franck L’Hostis :
Le latéral gauche de 25 ans, formé à Montpellier, où il a goûté à la L1, sort de trois saisons en National avec Avranches et Villefranche. L’expérience du Sénégalais sera capitale pour l’équipe de Roland Vieira.
Photo Le Progrès
Ça y est ! Après avoir rempli la colonne « départs », Le Puy Foot commence à garnir celle des « arrivées ». Après les signatures de Baptiste Guyot (défenseur central, Romorantin, N2), Quentin Canales (milieu de terrain, Limonest, N3) et Hassimi Fadiga (milieu de terrain, Bayonne, N3), voici venu un joueur habitué aux joutes du National !
Après deux saisons à Avranches (2017-2019, 37 matchs, 1 but) et une autre à Villefranche (2019-20, 17 matchs, 1 but), le latéral gauche Mamadou N’Diaye renforce l’équipe de Roland Vieira, dont le recrutement devrait encore s’accélérer dans les prochaines heures.
Né le 28 mai 1995 (25 ans) à Thiès (Sénégal), ce petit gabarit (174cm et 62kg) a été formé à Montpellier où il a passé quatre saisons, de 2013 à 2017.
C’est d’ailleurs le 28 mai 2015, jour de ses 20 ans, qu’il a paraphé son premier contrat pro avec le MHSC, cinq jours seulement après son premier match officiel en Ligue 1, à Bordeaux (défaite 2-1, 38e et dernière journée).
Buteur en Coupe de la Ligue avec Montpellier !
Mamadou, qui se définit comme un défenseur (latéral gauche) aimant attaquer, apporter le surnombre, spécificité sans doute due à ses années de formation sénégalaise, au milieu de terrain, a goûté de nouveau à la Ligue 1 (12 matchs au total dont 8 lors de la saison 2015-16, 2 matchs de coupe de France et 1 match de Coupe de la Ligue).
Avec le club héraultais, il a même inscrit un but en coupe de la Ligue à Lorient, lors de la saison 2015-16, sous les ordres de Rolland Courbis, qui l’avait titularisé (élimination 3-2 en 16e de finale au stade Yves-Allainmat).
Un an avant de signer pro, Mamadou, passé également par Toulon/Le Las en CFA2 (2011-12), avait même eu les honneur de la sélection sénégalaise : le 31 mai 2014, Aliou Cissé, entraîneur de l’équipe olympique, l’avait convoqué pour un match amical face à la Colombie de José Pekerman, au stade Pedro-Bidegain, à Buenos Aires, en Argentine (2-2). Ce jour-là, il avait disputé sa première et seule rencontre sous le maillot des Lions de la Téranga avec une sélection A’ (il était rentré à un quart d’heure de la fin à la place de Mohamed Daf) et avait même récolté un carton jaune !
Bienvenue au Puy Foot 43, « Mamad » !



Anaïs Hatchi et Roxane Couasnon arrivent de l’US Orléans (D2F) pour renforcer l’équipe de Pierre-Yves Thomas, tout juste promue à ce niveau !
Consolider et protéger le groupe de l’accession puis bâtir autour, tel était le message de Pierre-Yves Thomas, de retour aux manettes après trois saisons chez les jeunes, dans un récent entretien.
Bâtir autour, sous-entendu étoffer un effectif un peu juste quantitativement, surtout en 2e division.
Et pour étoffer le groupe ponot, le manager général Olivier Miannay, dont le téléphone ne cesse de sonner en cette période de transferts, vient d’enrôler deux joueuses d’expérience, la gardienne Anaïs Hatchi et l’arrière latérale Roxane Couasnon.
Anaïs Hatchi, la Bretonne fan de l’OM !
Née le 14 mars 1995 (25 ans), Anaïs (161cm et 54 kg) reste sur trois saisons en D2 à Yzeure (2017-18, 22 matchs) et Orléans (2018-20, 27 matchs). Lorsqu’elle portait les couleurs de l’Olympique de Marseille, Anaïs a même goûté à la Division 1 (trois matchs en élite en 2016-17) après deux saisons pleines en D2 (2014-2016, 41 matchs) et surtout une accession !
Bref, c’est dire si elle connaît le niveau !
Le parcours d’Anaïs ? La gardienne a tout d’abord pratiqué la gymnastique avant de se tourner vers le football à l’âge de 10 ans au club de Port-de-Bretagne, avant de rejoindre l’US Saint-Malo (2009 à 2014), le grand club de sa ville. A 14 ans, elle évolue déjà en DH mais les débuts seniors sont compliqués : « Je n’avais pas forcément l’âge légal pour jouer en seniors et, du coup, parfois je me retrouvais à ne pas pouvoir le faire, car l’équipe adverse posait une réserve ! Mais petit à petit, j’ai réussi à redresser la barre ! » confiait celle qui a démarré au poste d’arrière centrale sur le blog des supporters de l’OM section féminines. L’OM, son club depuis toujours (même quand elle habitait encore en Bretagne) où évolue d’ailleurs un de ses modèles, Steve Mandanda (elle est aussi fan de la gardienne de Lyon, Sarah Bouhaddi) !
- A lire : entretien avec Anaïs lors de sa signature à l’OM en 2014 après ses cinq saisons à Saint-Malo (cliquer sur le lien ci-dessous) :
- Vidéo (US Orléans) :
Cliquer sur le lien suivant : https://www.dailymotion.com/video/x76ezmz

Roxane Couasnon, le pari de la jeunesse
Née le 14 octobre 1998 (21 ans) à Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire), Roxane a suivi sa coéquipière Anaïs Hatchi ! Elle aussi arrive de l’US Orléans, où elle vient de disputer deux saisons (32 matches en D2F entre 2018 et 2020, dont 21 comme titulaire). Précoce, Roxane avait déjà foulé les terrains de D2 à l’âge de … 16 ans, lors de la saison 2014-2015, avec le Tours FC (10 matchs) !

Avec Quentin Canales (Limonest) et Baptiste Guyot (Romorantin), le natif de Bourges, dans le Cher, est l’une des trois premières recrues ponotes. Ce milieu de terrain relayeur de 23 ans arrive de Bayonne, en National 3, précédé d’une jolie réputation. A lui de confirmer à l’étage au-dessus !
Hassimi Fadiga (son nom de famille est parfois écorné et il n’est pas rare de le voir écrit Fadiaga) est le deuxième joueur en deux ans à passer de l’Aviron Bayonnais au Puy Foot.
Le premier, c’était Jim Allevinah, avec la réussite que l’on sait ! « Oui, je le connais de nom, on m’a parlé de lui à Bayonne » précise Hassimi, qui sait que le National 2 peut être un bon tremplin vers le monde pro, comme ce fut le cas avec Jim, élu dans le onze type de Ligue 2 en 2019-2020 par la bible France Football !
Le natif de Bourges (Cher) n’en est pas encore là. Il a des étapes à franchir. Et des choses à perfectionner. « Je dois travailler tactiquement. A Bayonne, on me demandait beaucoup de choses, ce n’était pas toujours évident. Je dois progresser athlétiquement aussi (il mesure 1,78m et pèse 71kg). »
Formé au SO Châtellerault
Formé au SO Châtellerault, ce joueur élégant, technique, dribleur, est parti à l’âge de 16 ans … oh pas très loin, à 25km, à Poitiers, pour une saison en U17 Nationaux.
Puis il est retourné dans son club de cœur, à Châtellerault : « Là, je me suis entraîné avec l’équipe fanion de CFA2 et je jouais parfois en équipe une, ou avec la réserve en DHR. Idem la seconde année. Lors de ma 3e saison, la CFA2 a été rétrogradée administrativement en DH et j’ai eu une pubalgie. Du coup je suis parti en janvier à Montmorillon, en DH, où j’ai rejoint le coach Yassine Tahoune, c’est lui qui entraînait la réserve déjà à Châtellerault. On est monté en National 3 ! »
Après deux saisons dans la cité du macaron, Hassimi, qui n’est pas de la famille de l’ancien auxerrois Khalilou Fadiga, a ensuite évolué à l’Aviron Bayonnais, toujours en N3 : « Un de mes coéquipiers, Mourad N’Zif (ancien joueur de National à Orléans, Laval, Pau, Red Star et Beauvais notamment), connaissait Oliver (Miannay, le manager du Puy Foot), et lui a parlé de moi. Après mon agent est entré en contact avec lui, et voilà. »
Ce fan de Ronaldinho (et aussi de Robinho) et du PSG, qui n’a pas toujours évolué au milieu de terrain – « J’ai aussi joué attaquant ou sur le côté, et même numéro 10 à Poitiers », et qui se définit comme « Un joueur qui aime les petits périmètres, qui aime casser les lignes, et doté d’une bonne vision du jeu », espère exprimer toutes ses qualités au Puy Foot !
Des qualités que le FC Lorient avait décelées l’été dernier : « J’avais effectué un test avec la réserve lorientaise, puis ils m’ont demandé de faire toute la préparation avec la N2, puis à la fin, malgré beaucoup de remarques positives à mon égard, ils m’ont dit que j’étais trop vieux (il avait alors 22 ans). »
Il n’est pourtant jamais trop tard pour percer, n’est-ce pas Jim ? N’est-ce pas Hassimi ?
SON CV
Hassimi Fadiga. Né le 19 avril 1997 (23 ans) à Bourges (Cher).
- Parcours : Aviron Bayonnais (N3, 2019-2020) Montmorillon (janv. 2017 – 19, DH puis N3), SO Châtellerault (2014-17, CFA2 puis DH), Poitiers (U17 Nationaux, 2013-14), SO Châtelleraut.
Après trois saisons chez les jeunes, « PYT » reprend du service avec l’équipe fanion féminine, qu’il avait quittée en 2017. Et il est comblé !
Il avait quitté les filles sur une descente, il les retrouve trois ans plus tard, sur une accession mais avoue humblement qu’il n’y est pour rien, « Je n’ai pas fait grand-chose, le paquet est tombé tout seul dans mon assiette ! ».
Après avoir vécu une accession en U19 Nationaux puis deux saisons à ce niveau, la dernière avec le dénouement que l’on sait (fin de saison prématurée et descente), « PYT » reprend les commandes des seniors féminines, promues en D2F après un long suspense et une attente interminable, Coronavirus oblige.
« C’est frustrant de terminer la saison U19 comme ça, je pense que l’on avait les moyens de gagner une ou deux places au classement. On devait affronter les équipes de la deuxième partie de tableau, on attaquait notre mini-championnat, à Epinal, que nous avions battu à l’aller. C’est dommage. On restait sur deux bonnes prestations contre Auxerre et à Dijon, où on avait gagné. Des regrets, j’en ai par rapport à ça. »
Le natif de Genève est cependant obligé, comme tout le monde, d’avancer, et de passer à autre chose : « Je suis content de retrouver les féminines, et content de retrouver ce niveau, la D2, explique-t-il » ; je sais où je mets les pieds. Il y a un bon groupe de filles et je connais la plupart d’entre elles, je les avais déjà il y a 3 ans, comme Mélissa (Martinez), qui commençait, Charlotte (Ouillon), que je n’avais pas à disposition, elle était encore un peu jeune. Y’avait aussi la « petite » Méline (Comte). Maëva (Gauchet) jouait quant à elle en réserve et à un poste différent, en attaque, et c’est « Marco » (Marc-Antoine Brihat, son successeur) qui l’a replacée en défense centrale, où elle a donné satisfaction. Il y a aussi Pauline Court (Bel Haj), que j’ai eue à Saint-Etienne. Il faut bien prendre en compte qu’entre la « Régional 1 » et la Division 2, un fossé existe au niveau du jeu. »
Protéger le groupe de la saison passée et bâtir autour
Pierre-Yves ne veut pas commettre les mêmes erreurs que lors de sa dernière saison chez les féminines, notamment en matière de cohésion de groupe : « On avait eu beaucoup de blessées et du coup on avait fait appel à des filles de l’extérieur, l’amalgame n’a pas opéré. On s’en est rendu compte. Cette année, il faudra être vigilant par rapport à ça. Au niveau quantitatif, on est un peu ric-rac, il faut qu’on étoffe le groupe avec l’arrivée de 5 à 6 joueuses, et Olivier (Miannay, le manager général du club) bosse là-dessus en ce moment. Mais l’important est de protéger le groupe de la saison passée, et de bâtir autour. Il faudra que les nouvelles joueuses s’intègrent bien, ce sera primordial. »

En coupe de France face à Rodez (D2) cette saison, les filles de Cédric Chanon et Olivier Miannay n’étaient pas passées loin de l’exploit au stade du Père Fayard (2-2, élimination 3-4 aux tirs au but) et avaient démontré un certain potentiel.
La saison prochaine, il faudra rééditer ce genre de prestation à chaque match : « On a déjà un potentiel avec certaines filles qui ont joué en D1 ou en D2, je pense à Aude Moreau, la clé de voute de l’équipe. Devant, on a des qualités aussi même si Mélissa (Martinez) et Charlotte (Ouillon) devront confirmer à ce niveau. En défense, Coralie (Muller) a franchi des paliers . Je n’arrive pas dans l’inconnu, il faudra simplement améliorer le groupe. »
Le retour de « PYT » chez les féminines est aussi un gage d’expérience : l’ancien gardien du Puy des années fastes en D2 a connu une accession avec Saint-Etienne et une 4e place en D1F à la fin des années 2000 et a déjà quatre saisons de D2F à son actif avec les Ponotes (2013-2017).
Après une préparation individuelle tout au long du mois de juillet (une douzaine de séances mises sur pied via un logiciel), les féminines du Puy Foot reprendront « physiquement » et ensemble, sur le terrain, le 26 juillet. Le championnat, lui, démarrera le 6 septembre.
Lire le portrait consacré à Pierre-Yves Thomas sur notre site (cliquer sur la photo) :
Le natif de Joué-lès-Tours a quasiment porté les couleurs de tous les clubs de sa ville, à Tours, dans les catégories de jeunes, mais jamais du « grand » Tours FC ! Après Avoine-Chinon et Romorantin, le défenseur central s’éloigne de sa région pour se lancer dans une nouvelle aventure, au Puy Foot !
Baptiste Guyot est un Tourangeau qui a fait tout le tour des clubs de sa ville, Tours, sans jamais porter les couleurs du grand club local, le Tours FC !
C’est bien connu, nul n’est prophète en son pays, ce n’est pas le natif de Joué-lès-Tours qui dira le contraire, lui qui a été licencié aux Portugais de Tours, au Sporting-club Tours Nord, au FC Ouest Tourangeau et au Joué FC Touraine !!!
« C’est vrai, je n’ai jamais joué au Tours FC, c’est comme ça, explique, un brin gêné, le nouveau défenseur central du Puy Foot ; Je ne sais pas trop pourquoi ! Quand j’étais jeune, il y avait des différents entre Joué-lès-Tours et le Tours FC, ça me dépassait; alors j’ai effectué mes classes dans les clubs des alentours, et voilà ! Jouer au Tours FC un jour ? Pourquoi pas, mais ça n’est pas d’actualité ! J’ai eu des touches l’an passé, même cette saison ! Et puis, j’ai déjà joué au stade de la Vallée du Cher, mais dans la peau de l’adversaire ! »
Qui sait, Baptiste y retournera peut-être la saison prochaine avec le maillot Ciel et Blanc du Puy Foot, si les deux clubs figurent dans la même poule de National 2 (le Tours FC, rétrogradé administrativement en National 3 en juin 2019, vient de remonter).
« Je dois m’affirmer un peu plus comme un leader »
Cet après midi, Baptiste était au Puy-en-Velay. Il a effectué l’état des lieux de son appartement, à Saint-Germain-Laprade, et attend désormais que sa compagne le rejoigne, ainsi que Diablo, Luna et Jackson, ses trois … chats !
Après deux saisons pleines à Romorantin, en National 2, celui qui avait été formé au poste de latéral droit dans ses plus jeunes années, avant de dépanner au milieu à Avoine-Chinon en National 3, s’éloigne pour la première fois de sa région : « Non, ça ne m’était jamais arrivé de partir aussi loin de Tours, où j’ai toute ma famille ! Mais je voulais un projet plus ambitieux et je pense que j’avais fait le tour de la question à « Romo », où ça s’est très bien passé. Je pense l’avoir trouvé au Puy Foot. »
L’on ne sait pas encore avec qui Baptiste sera associé en défense centrale cette saison, ce qui est sûr, c’est qu’Olivier Miannay, le manager général du club, cherche son pendant à gauche : « Je suis athlétique (185 cm et 84kg), posé, calme et peut-être trop réservé sur le terrain, analyse-t-il, lucide; je préfère agir plutôt que parler. J’ai besoin de m’affirmer un peu plus comme un leader. »
Ce sera aussi l’un de ses objectifs personnels lors de la saison 2020-2021 !
Son CV
Baptiste Guyot. Né le 8 mai 1996 (24 ans) à Chambray-les-Tours (Indre-et-Loire). Poste : défenseur central. 1,85m et 84kg. Droitier.
Parcours seniors : SO Romorantin (N2, 2018-20), Avoine Chinon (N3, 2015-18).
Parcours jeunes : SC Tours Nord, FC Ouest Tourangeau, Portugais de Tours, Joué-lès-Tours, Portugais de Tours.

Après six saisons au Puy Foot, Joachim Ichane, le plus « ancien » ponot (avec Baïdy Sall) quitte le Velay. En signant à Angoulême, en National 2, le défenseur se rapproche à 1h30 de chez lui, à Niort !
On l’a dit. On l’a répété. Sans cesse. C’est la fin d’un cycle au Puy Foot. Un cycle entamé en CFA2 (National 3) en 2014, avec les arrivées de Baïdy Sall et de Joachim Ichane.
Quelques jours seulement après l’annonce du départ du meneur de jeu, voilà que le solide défenseur (33 ans) en a fait de même : « Jo » quitte Le Puy et retrouve le National 2 à Angoulême, en Charente, à seulement une heure et demie de sa ville, lui qui est originaire de Niort, dans les Deux-Sèvres.
Niort où il effectue toutes ses classes, de 2001 à 2007, avant d’y connaître le National et même la L2.

Il goûte à la Ligue 2 à Reims !
Le National, Joachim le retrouve ensuite à Laval (2007-2010) mais c’est avec le Stade de Reims, en Ligue 2, qu’il vit ses plus belles années, notamment lors de la saison 2010-2011 (24 matchs).
La suite de la carrière du défenseur, latéral gauche de formation puis repositionné dans l’axe, le mène à Cherbourg (National), Fréjus/Saint-Raphaël (National) et enfin Le Puy.
Après 130 matchs (14 cette saison en National), deux accessions et 12 buts (en six saisons), le dernier de la tribu s’en va. Cela valait bien, là encore, un bel hommage !
Bonne route Jo et bonne chance dans ton nouveau projet !

INTERVIEW / « Content et fier d’avoir participé à cette aventure ! »
- Jo, alors, c’est toi le doyen ou c’est Baïdy (Sall) ?
Ah… Baïdy est arrivé deux mois et demi ou trois mois avant moi, alors je ne suis pas le plus ancien !
- Te souviens-tu de ton arrivée au Puy (en 2014) ?
Très bien, oui ! D’ailleurs, je ne pensais pas rester 6 ans ! Je sortais d’une période de chômage après Fréjus (National) et en plus, j’avais des matchs de suspension à purger, ça bloquait un peu les clubs. Le Puy, franchement, au début, je n’étais pas très chaud, je ne savais même pas où la ville se situait, mais Roland (Vieira) m’a tendu la main. Et puis y’ a eu un bon feeling ! Je me suis dit que j’allais faire une saison … et j’en ai fait six !!!
- Ton premier match avec Le Puy Foot ?
En octobre 2014, en National 3, contre Selongey à Massot, on gagne 1-0 mais on aurait pu en mettre 6 ou 7 tellement on a vendangé devant !
- Et le dernier ?
Sur le terrain ? Contre Dunkerque, fin novembre 2019. J’étais sur le banc, ce qui n’était pas arrivé souvent en 6 saisons, et je suis rentré au bout de 5 minutes de jeu après la blessure de Pape (Mbow). C’est dommage car on a perdu 2-1 face au leader de l’époque malgré un très bon match de notre part, et puis j’ai failli marquer ! Le gardien fait un putain d’arrêt (sic) à 1-1 !
- Nombre de matchs et de buts ?
J’ai dû faire 125 matchs (130 en réalité) et j’ai marqué 12 buts ! Pour un défenseur, c’est pas mal !
- Tu as vécu trois derniers mois plus difficiles, de début décembre à début mars, malgré ça, tu vas garder un bon souvenir, n’est-ce pas ?
Un très bon souvenir même, et ce ne sont pas ces 3 derniers mois plus difficiles qui vont effacer ces 6 années ! Le Puy Foot va rester mon club de cœur ! Franchement, 6 ans, c’est magnifique ! Je suis très fier d’avoir porté ces couleurs. J’ai noué de belles affinité ici, avec le président, Christophe Gauthier, avec le Directeur financier, Philippe Thiebault, avec Serge Moulin aussi (membre du comité directeur), sans oublier Roger (Aymard, trésorier), Solange (Malartre, secrétaire comptable), Jean-Marie (Randier, intendant), et tous les autres ! Je les connais depuis le début de l’aventure ! Et en 2014, le club du Puy n’était pas comme aujourd’hui !
- Le mot de la fin ?
Je suis vraiment content et fier d’avoir participé à cette aventure, d’avoir contribué au développement du club. Ça me fait un pincement au cœur de partir. J’ai vécu deux accessions, une belle saison aussi en CFA, en 2016-2017, l’année où on a fini 2e derrière Grenoble. D’ailleurs, je la place devant les autres en termes de groupe, de jeu. Ce fut ma meilleure saison. C’est celle où j’ai pris le plus de plaisir. On n’est pas monté parce qu’il y avait un ogre devant nous, qui avait un effectif de 23 ou 24 joueurs confirmés. On a fait le maximum, on n’a pas à rougir. Et puis j’avais dit au président que je partirais pas tant que le club ne serait pas en National… Bon, j’ai tenu ma promesse, on est monté, même si là, on est redescendu dans les conditions que vous connaissez.
Après avoir dressé un bilan de la saison, les deux collèges ont reconduit leur collaboration et renouvelé leur convention qui les lie au Puy Foot.
Augmenter le volume et le rythme des séances de football, dispenser un encadrement de qualité avec des éducateurs diplômés, organiser des interventions axées sur différents domaines inhérents au milieu (santé, alimentation, formation, écologie, éducation, etc.), telles sont quelques-unes des missions de la « section sportive » du Puy Foot, qui entend encore se professionnaliser et se développer, sans pour autant perdre de vue l’essentiel : la réussite scolaire du collégien, qu’il soit du Puy ou des environs.
Cette section sportive, qui regroupe les élèves des collèges Lafayette et Saint-Louis, est une belle réussite, un bel exemple de collaboration entre le public et le privé, comme l’ont rappelé les deux chefs d’établissement, lesquels sont parties prenantes de l’opération, notamment dans la mise en place de la logistique pour les déplacements des navettes.
La semaine dernière, tous les protagonistes de la section sportive (voir la liste ci-dessous*) se sont réunis au collège Lafayette, longtemps section départementale référence et historique du projet, afin d’effectuer un bilan de l’année écoulée (et écourtée, Coronavirus oblige !), et reconduire la convention.
Il a notamment été question des emplois du temps, de l’encadrement, des transports, des moyens mis à disposition et de la coordination. Tout le monde attend maintenant le retour à une vie plus « normale » et la prochaine rentrée scolaire pour mettre en place la politique d’excellence voulue à la fois par le club du Puy Foot 43 et les deux établissements.

*La réunion s’est déroulée en présence de :
- Emmanuel Forestier (principal du collège Lafayette)
- Marie Perrussel (principale adjointe du collège Lafayette)
- Julien Chaussinand (professeur d’éducation physique, collège Lafayette)
- Michel Paulet (principal du collège Sain-Louis)
- Mathilde Moulin (professeur d’éducation physique du collège Saint-Louis)
- Jean-Pierre Defour (président délégué du District de football de Haute-Loire)
- Ludovic Michaud (conseiller pédagogique EPS de l’académie de Clermont-Ferrand)
- Roger Aymard (membre du comité directeur du Puy Foot 43)
- Jérémy Sahuc (responsable de la formation au Puy Foot 43).
Un nouveau cadre du Puy Foot 43, déjà inscrit sur la liste des partants de l’intersaison, a officialisé cet après midi sa nouvelle destination.
Hilal Bouguerra (29 ans), capitaine de l’équipe de National en début de saison (9 matchs), s’est engagé à Hauts Lyonnais, seul club de National 3 à avoir terminé en tête de son championnat et à ne pas avoir accédé en National 2, la faute à un nouveau critère (nombre de matchs disputé à l’extérieur en cas d’égalité) dans les règlements de la FFF !
Arrivé au club en début de saison 2017/18 en provenance de Mont d’Or Anse Football (N2), Hilal a connu deux belles saisons en National 2 avant de vivre un troisième exercice plus compliqué, notamment à l’automne, lorsque l’équipe ne tournait pas, avant de repartir en 2020 avec l’équipe réserve de National 3.
Mais le joueur né à Saint-Mandé (Val-de-Marne), étiquetté « Lyonnais » après ses années passées à l’AS Saint-Priest, préfère retenir le positif de son passage dans la cité vellave : « Je tiens vraiment à remercier les supporters ponots de leur soutien, ainsi que le président Christophe Gauthier et le directeur financier Philippe Thiebault pour leur humanité ! Je suis très fier d’avoir donné le maximum pour faire monter l’équipe en National. Les Ponots sont des gens chaleureux ! Je garderai un bon souvenir. Ici, j’ai trouvé un club familial et valeureux. Je suis certes un peu déçu de la façon dont cela s’est terminé mais c’est ainsi. Je garde en mémoire la montée et l’ambiance de groupe lors des deux premières saisons. »
Il est vrai que Hilal était très apprécié au Puy, notamment des supporters qui pouvaient facilement s’entretenir avec lui – comme avec d’autres d’ailleurs – et il représentait bien les valeurs ponotes. S’arracher, se dépatouiller, mouiller le maillot, le « guerrier » sait ce que cela veut dire !
Le club du Puy Foot 43 remercie Hilal pour son engagement et son implication et lui souhaite de s’épanouir pleinement avec sa nouvelle équipe !
Roland Vieira, le coach du Puy Foot 43, attendait l’officialisation des dates de reprise des championnats nationaux avant … d’officialiser la date de reprise du groupe National 2. Depuis vendredi et la communication de la Fédération Française de football, Le Puy Foot est fixé !
Le staff technique, amputé d’Ahmed Aït-Ouarab, retrouvera donc « physiquement » le complexe Massot lundi 6 juillet 2020, sachant que les joueurs devront « virtuellement » commencer un programme, un peu sur le mode de celui opéré durant le confinement, à compter du lundi 29 juin.
Le championnat N2 commencera quant à lui samedi 22 août, à J + 1 du championnat National (vendredi 21 août).
Au total, huit semaines de préparation sont donc prévues, entrecoupées de sept matchs amicaux (dates, horaires et lieux à confirmer) face à Andrézieux (N2), Grenoble (L2), Annecy (National), Limonest/Saint-Didier (N3), Bourg-en-Bresse (National), Mont d’Or Anse Foot (N2) et Velay FC (N3).
Qui part, qui reste, qui arrive, qui devrait rester, qui devrait partir ?
Toutes ces questions sont bien entendu légitimes et si Le Puy Foot 43 n’a pas beaucoup communiqué autour du mercato durant le mois de mai, c’est parce qu’il attendait d’être fixé sur son avenir sportif.
Car l’on ne bâtit pas le même budget dès lors que l’on est en National 2 plutôt qu’en National. Oui, parce que depuis une semaine et le Comité exécutif de la Fédération Française de football, lequel a retoqué le vote de l’AG de la LFP pour une Ligue 2 à 22 clubs, les dirigeants savent maintenant sur quel pied danser. Et ce même s’ils gardent un œil attentif sur les décisions de la DNCG.
Ces derniers jours ont donc été mis à profit pour rencontrer physiquement les joueurs encore présents au Puy ou dans les environs, ou virtuellement pour ceux qui sont loin.
Hier soir, Le Puy Foot 43 a annoncé la signature de trois nouveaux joueurs : Baptiste Guyot (24 ans défenseur central, Romorantin, N2), Quentin Canales (22 ans, milieu, Limonest, N3) et Hassimi Fadiaga (23 ans, milieu, Bayonne, N3).
Ce soir, le club fait le point sur le futur effectif 2020-21. Un effectif qui va forcément évoluer ces prochains jours, ces prochaines semaines.
- Départs : Tony Patrao (Sète, National), Jean-Simon Chazottes (Grandvillars, N3), Romain Elie (AS Beauvais, N2), Johann Obiang (Rodez, Ligue 2).
- Retours de prêt : Peter Ouaneh (Lorient), Fahd El Khoumisti (Orléans), Fallou Niang (Châteauroux), Alpha Sissoko (Saint-Etienne).
- En fin de contrat (non conservés) : Jerry Vandam, Baïdy Sall, Pape Daouda Mbow, Ousman Diaby, Toufik Ouadoudi, Baba Touré, Mathias Serin, Hilal Bouguerra, Redouane Kerrouche, Joachim Ichane, Jérémie Clément.
- En fin de contrat mais proposition pour rester (dans l’attente d’une réponse) : Kevin Perrot, Mouad Aït-Boulaalam, Grégoire Celle, Fabien Boulamoy.
- Sous contrat : Franck L’Hostis, Loïc Dufau, Richard Mendy, Kamel Chergui et Maxime Fleury.
- Il resigne : Thibault Roure.
- Nouvelles recrues : Quentin Canales (Limonest, N3), Baptiste Guyot (Romorantin, N2) et Hassimi Fadiaga (Bayonne, N3).
En photo : Quentin Canales, l’une des trois premières recrues du Puy Foot 43, présent aujourd’hui au Puy où il a posé au stade Massot avec son nouveau maillot Ciel et blanc (photo #LPF43)
Le plus ancien ponot (avec Joachim Ichane), arrivé au club en 2014, n’est pas conservé. Le meneur de jeu à la technique bien léchée quitte un club et une ville où il était très apprécié.
Photos Sébastien Ricou #LPF43 et Philippe Le Brech
« C’est Baïdy, c’est Baïdy ! » Quand les jeunes du stade Massot croisaient Baïdy Sall dans les allées, c’était un peu comme s’ils voyaient, toutes proportions gardées, leur Messi ou leur idole. Celui qui sait tout faire avec un ballon. Celui qui, techniquement et esthétiquement, vous fait aimer ce jeu. Celui qui régale. Qui allie élégance et simplicité. Combien de fois a-t-on pu entendre cette phrase : « Quand Baïdy a le ballon, personne ne peut lui prendre ?! »
Baïdy Sall au Puy Foot, c’est malheureusement fini depuis hier et l’annonce de son départ : « Je ne suis pas conservé, je tiens à le dire, parce que moi, comme d’autres anciens du club, mon idée première était de rester ici. Après, attention, je respecte ce choix, d’ailleurs cela s’est terminé par une accolade avec le coach, Roland Vieira. Je connais trop bien le football pour savoir que ce sont des décisions difficiles à prendre. Je pars en bons termes. »
Deux accessions et une naissance !
Arrivé au club en 2014 en provenance de Hyères (CFA), Baïdy est le plus ancien du groupe National (avec Joachim Ichane). Son départ est évidemment une perte tant sur le plan humain que sportif. Avec Le Puy Foot, le Havrais a vécu deux accessions en National 2 et en National et une naissance !
« Franchement, je ne garde que des bons souvenirs ! Ma dernière fille est née ici, mes deux autres enfants y ont grandi, donc je peux dire que j’ai quasiment trois Ponots à la maison ! J’ai passé 12 ans au Havre AC, dans le club de ma ville, et pourtant, alors que je suis chauvin, c’est ici que j’ai noué le plus d’attaches, en 6 ans. Le Puy Foot, c’est le club qui m’a le plus donné, le plus apporté, et c’est celui où j’ai également le plus donné. J’ai joué avec de vrais ponots, dont certains travaillent aujourd’hui. Je ne crois pas avoir eu un seul accrochage avec qui que ce soit. »
Une très belle image
Baïdy, qui espère poursuivre sa carrière de joueur en National 2 ou en National – « J’ai eu six ou sept contacts » – laisse une très belle image de son passage dans le Velay : « Sincèrement, je le pense, je le vois, quand je me promène en ville, quand je suis au stade, j’ai l’impression d’être aimé, apprécié. »
De ses six saisons ici, l’ancien joueur du Red Star ne veut garder en mémoire que les bons souvenirs, et pas les trois derniers mois qui ont été plus difficiles sportivement pour lui : « Cela a été plus compliqué quand je suis revenu de blessure, en décembre, mais il y a eu l’émergence de Kamel (Chergui), qui a tout explosé, il y a eu l’arrivée de nouveaux joueurs qui ont apporté, qu’est-ce que je peux dire ? Rien. C’est le foot, il y avait du monde dans l’effectif, je ne me plains pas. Il ne faut pas retenir les derniers mois. Avant cela, je pense avoir effectué des saisons complètes et apporté des choses au club, techniquement. Je suis un joueur de possession. Peut-être que, dans un système plus défensif cette saison, j’ai eu un peu plus de mal. Je n’avais pas de « stats ». Mais je n’ai aucun état d’âme. C’est juste compliqué de partir sur une descente, dans ces conditions-là. Je veux remercier toutes les personnes, mais si je les cite, je vais en oublier ! »
Le Président Christophe Gauthier lui aurait soufflé qu’il reviendra un jour au Puy. Une hypothèse que Baïdy, aujourd’hui âgé de 32 ans, n’exclut pas même si, pour l’heure, son avenir en ballon s’inscrit ailleurs. Pour le meilleur on l’espère !












